Aspect public et pérenne d’un blog avril 27 2007
Publié par tice in : Enseignement, Identité numérique, Microsoft, Wordpress , ajouter un commetairePour continuer ma réflexion sur l’anonymat sur Internet, il est intéressant de noter que les élèves ont très peu conscience et de l’aspect public de leurs écrits, et de leur total non-anonymat. Deux vidéos extrêmement bien faites sur le sujet ont été récemment publiées par Cybertipline (et trouvées chez Damien et Mario Asselin)
Mon blog est public ?? Quoi ??
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A cet égard, je trouve la première campagne beaucoup plus intéressante que la seconde pour deux raisons : liée directement à la réalité scolaire, elle permet de prendre conscience d’un phénomène assez abstrait : la pérennité des médias sur Internet. Comme Anne-Claire Orban, je regrette souvent l’amalgame entre éducation, information, sensibilisation et prévention et n’ai jamais été favorable au campagne choc bien effrayantes.
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Au-delà des dérives traditionnelles possibles (publication d’un film privé d’ébats amoureux, violation du droit à l’image, etc.), les jeunes n’ont pas bien conscience que leur blog est public, et que cela pourrait leur nuire plus tard. De plus en plus d’employeurs, avant d’entamer les entretiens, n’hésitent pas à « googler » le nom et prénom du chercheur d’emploi. Un article un peu critique, aux opinions politiques trop marquées, un rythme de vie débridé (et photographié
) peut clairement nuire à l’obtention du job en question.
Par ailleurs, retournons le problème et évitons l’écueil éternel qui consiste à diaboliser l’espace Internet. Une présence accrue sur Internet peut également être bénéfique, si tant est qu’on a toujours bien maitrisé son identité numérique. Et c’est là un travail considérable (ce blog peut en témoigner)
Je suis réel ou je suis virtuel ?
Cela répond peut-être à la question évoquée par Anne-Claire Orban : les deux identités (le Moi Réel et le Moi Virtuel) tendent à converger, selon le contexte dans lequel on se trouve (recherche d’emploi, cour de récré) et sa maitrise ou pas de l’identité numérique. Il n’y a pas à considérer l’identité numérique (le moi virtuel) comme étant plus « vrai » que la vie réelle.
Le problème ne se situe pas là , mais plutôt dans l’investissement qui est fait dans les univers virtuels. Etablir un schisme à cette étape est stupide, dans la mesure où les chats sur MSN sont souvent discutés en cour de récré, ou les vidéos sont discutées. L’idée d’une seconde vie (clin d’Å“il à la Second Life, univers virtuel qui a déclenché les passions depuis plus d’un an sur la blogosphère et dans les discussions) est pour moi une question superfétatoire et surranée : quand bien même un univers annexe existerait, il faudrait que des gens réels s’y connectent pour l’alimenter.
Cependant, on peut clairement noter que la timidité ou d’autres complexes adolescents sont améliorés par le média informatique. C’est donc bien une médiation, un dépassement des problèmes réels au travers d’un outil qui lui-même permet une identité numérique. C’est bien pour ça que les blogs ont un tel succès : parce qu’ils permettent d’exprimer des sentiments réels, publiquement en ayant l’impression de ne pas tout-à -fait se livrer vu qu’on le fait par le biais d’un outil.
Et ce paradoxe de publier sur Internet son journal intime, certaines plateformes de blogs l’ont parfaitement compris, permettant de restreindre l’accès et la lecture de son blog à une liste d’amis (par exemple les Spaces de Microsoft qui permettent la lecture uniquement à ses contacts MSN, la fonctionnalité « privé » sur WordPress et la possibilité de mettre un mot de passe sur certains articles).
Conclusion
Qu’on ne s’y méprenne pas : l’éducation aux médias, sous une forme intelligente (pas apprendre à mettre en gras), est nécessaire, voire indispensable, si l’on veut travailler dans le même sens que les vidéos présentées ci-dessus.
De l’identité numérique à la bonne conduite sur Internet avril 24 2007
Publié par tice in : Education 2.0, Enseignons, Identité numérique , ajouter un commetaire
Je m’interroge depuis longtemps sur le concept d’identité numérique, et il me parait nécessaire d’initier les élèves à ce principe de non-anonymat sur le web.
Anonymat ou pseudonymat ?
Pour Enseignons.be, il nous a toujours paru nécessaire, et c’est en partie ce qui a permis une telle explosion dans le partage des ressources pédagogiques, de permettre aux utilisateurs de poster « anonymement » leurs documents. Je pense que dans une pratique professionnelle où la peur du jugement est bien présente (par les collègues, les parents, les élèves, la direction), la perspective d’un anonymat me parait cruciale. Mais est-on réellement anonyme sur Internet ?
Et l’anonyme, qui est-ce ?
C’est cette conversation qui a déclenché ma réflexion : l’auteur propose d’échanger « encore plus » de documents (des manuels scannés, etc.). Comme si l’anonymat sur Internet permettait à cette bulle de devenir un espace de non-droit. De la part d’enseignants, je trouve cela décevant de voir qu’il y a un tel manque de conscience d’une part de la légalité, mais aussi du concept d’identité numérique.
A ce propos, Tim O’Reilly -un grand nom du web et inventeur du web 2.0- et Jimmy Wales -fondateur de Wikipedia et Search Wikia- se sont essayés à la définition d’un code de conduite de la blogosphère, un peu l’équivalent de la néthique. L’idée n’est pas mauvaise en soi mais ca fait, il est vrai, un peu école maternelle sur certains points.. Est-ce que ce code de conduite ne va pas à l’encontre de la liberté du bloggeur ?
J’avoue n’avoir jamais été partisan d’une identification à outrance de la personne, et le pseudo me parait être l’excellent compromis entre un anonymat complet (impossible) et une identité numérique parfois complexe à gérer quand son nom réel est affiché.
Le billet de Tim O’Reilly avec sa version brouillon du code a suscité pas mal de réactions (voir la traduction du code de conduite). Rappelons aussi l’existence d’une charte néthique depuis quelques temps dans le monde francophone.
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