Brevet informatique internet obligatoire en France mai 27 2007
Publié par tice in : Enseignement , rétrolien
Le ministre français de l’éducation nationale vient de rendre obligatoire la réussite d’un Brevet TIC appelé B2i pour l’obtention du diplôme de collège (équivalent du secondaire inférieur ou du secondaire 3 au Québec). Une telle obligation valorise les savoirs et habiletés à maitriser dans la compétence TIC, tant auprès des enseignants que des élèves. La France est donc passée du statut d’un brevet facultatif à un brevet obligatoire. Bien entendu, celle-ci risque de rapidement poser beaucoup de problèmes compte tenu des chiffres diffusés dans le rapport 2006 de la SDTICE et de la DUI, puisque seuls 14% d’élèves ayant acquis le B2i au collège.
Mais qu’est-ce que le B2i, le « Brevet informatique internet »? Lire la description
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Les TIC, pédagogie disciplinaire ou intégrée ?
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Bruno Devauchelle, auteur d’une thèse sur le B2I, tient à préciser les différences entre les pays. Contrairement à d’autres pays, dont la Belgique, les enseignants français enseignent et évaluent ces compétences directement dans les activités ordinaires des disciplines (ce qui d’ailleurs fait débat), alors qu’en Belgique, le Passeport TIC est une activité disciplinaire, bénévole, réservée pour le moment au secondaire mais qui s’étendra au primaire l’an prochain (si tout va bien). Une épreuve d’évaluation externe est organisée pour vérifier l’acquisition des compétences par les élèves.
Pour une meilleure intégration des TIC :
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C’est bien entendu dans la combinaison d’un enseignement spécifique (mais en définissant des matières, des compétences réelles à obtenir, à la manière du Passeport TIC belge) et d’une intégration dans les différentes disciplines que les TIC parviendront à faire leur place dans une école engourdie.
Il est absurde de penser pouvoir assurer la « maîtrise » des TIC par les élèves sans moyens humains nouveaux. On n’ajoute pas une nouvelle discipline sans lui donner les professeurs correspondants, des matières à enseigner, des référentiels, des sites Internet utiles, etc.
« Il ne suffira pas d’un examen ou d’une injonction supplémentaire pour faire du B2i un objet commun tant qu’on n’aura pas posé la question de la culture TICE des enseignants ». (Bruno Devauchelle, 24 mars 2007)
D’où mon pessimisme par rapport au plan Cyberclasse : l’investissement est important, mais risque de retomber comme un soufflé raté avec
- d’une part les problèmes rencontrés par les personnes-ressources et leur statut toujours mis à mal et
- d’autre part la question de l’intégration des TIC dans les cours.
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La culture TIC des professeurs actuels et à venir est très réduite. Les cours dispensés en agrégation sont déplorables à cet égard. En gros, la Communauté française (du moins la région Wallonne risque d’être équipée d’excellent matériel, alors même qu’aucune instruction pédagogique officielle n’est définie (le prof qui veut ne pas utiliser les TIC pourra continuer son petit bonhomme de chemin) et qu’aucun incitant ne poussera les enseignants ni à utiliser plus le matériel dans leurs pratiques (le choix d’une classe séparée pour l’installation du matériel est, à mon sens, un très mauvais choix).
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A quand cette valorisation et cette obligation en Communauté française d’enseigner (avec) les « nouvelles » technologies de l’information et de la communication ? Le reste n’est que déclarations d’intention et argent mal investi …
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Commentaires»
Belle réforme. Un jour ce métier requièrera également un accès à la profession comme beaucoup. Ceci améliorera peut-être alors la qualité des services offerts en informatique sur le marché.