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TABLE RONDE CSC-E « LE VENT DES FUSIONS » NAMUR – IESN – 26 mars 2009 |
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INTERVENANTS :   MR                 → T Lejeune (TL)
ECOLO         → E Hoyos (EH)
CDH              → M de Lamotte (MDL)
PS                  → F Daerden (FD)
MOC             → Th Jacques (TJ)
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0. Introduction par A-F Vangansbergt
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1. Première thématique
L’évolution du paysage et les objectifs de Bologne : quels liens ?
Les fusions : quelles plus-values ?
L’accessibilité, la proximité, l’ancrage régional : quelles garanties ?
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MDL
Le CDH n’assimile pas ses fusions à des restructurations ; au contraire cela peut permettre à notre enseignement de s’ouvrir aux nouveautés.
Aucune taille critique ne sera définie pour ne pas mettre en péril les écoles à petite population. Les fusions permettront de développer des synergies, poursuivre des projets de recherche… Il y aura des mises en commun de moyens, des mises en commun de potentialités. On peut envisager des codiplômations, créer des passerelles.
Les académies vont s’élargir tout en gardant les spécificités des partenaires. Nous devons réfléchir aux habilitations et avoir une bonne offre de formations.
TL
MDS n’a pas suivi l’esprit créé par la création des trois académies mais a plutôt travaillé par à coups en étant plus régionaliste. Des secteurs ont été bien refinancés (recherche) ; une réflexion devrait se faire sur les critères de refinancement ; pas question de privatisation pour l’instant mais bien une réflexion sur la manière de trouver des moyens de refinancement.
Le type court a beaucoup d’étudiants. Faut-il les associer aux académies inter-universitaires ?
Nous avons des pistes de réflexion (ex. pourquoi pas un capaes à l’univ ?). L’enseignant sera au centre des réflexions.
EH
Ecolo rappelle des spécificités faisant l’objet de consensus il y a 5 ans entre autres l’ancrage régional, l’accès à l’enseignement supérieur…
Une urgence se dégage dans le débat: marquer une pause dans le processus en cours et lancer une réflexion avec tous les acteurs politiciens et enseignants afin de mesurer l’adéquation
entre ce qui a été fait et le cadre établi il y a 5 ans. Il faut que ce débat aboutisse à un cadre Bologne 2 où la concurrence est régulée, où l’impact d’une fusion est calculé.
FD
HE – Univ : se battre pour maintenir ses deux branches de la formation. Les deux systèmes ont des spécificités propres et sont à maintenir.
Fusion : il faut viser une complémentarité mais aussi des économies afin de mieux dépenser en termes de qualité, de service aux étudiants, en terme d’attractivité, en terme d’ancrage local afin de garantir la proximité. Le législateur doit essayer de combattre les craintes qui s’élèvent (personnel enseignant, perte de moyens…)
Plus-value : concertation, complémentarité pour plus de qualité ; utilisation optimale de nos moyens pour une meilleure qualité
S’il y a une concurrence saine et une offre de formation plus large, cela joue en faveur de l’étudiant.
TJ
Bologne n’est pas venu du monde de l’enseignement mais du monde économique relayé par le monde politique. On peut répondre à cela de plusieurs manières. Les pouvoirs publics ont joué un rôle minimaliste.
Les institutions ont été placées dans une autonomie de gestion mais dans une enveloppe fermée, s’il y a bonus d’un côté, il y a malus de l’autre.
Le MOC pointe la question de l’accessibilité. Il préfère de la coopération plutôt que de la concurrence : un débat public est essentiel pour éviter les dérives (délocalisation ?). Il termine en évoquant l’utilité de modifier un décret pour conserver son réseau…
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2. Deuxième thématique
L’attention aux acteurs : quelles mesures concrètes ?
Maintien de l’encadrement et avancées sociales : quelles propositions ?
La pénurie et les difficultés de recruter des professionnels : quelles suggestions ?
Nouvelles missions, nouveaux moyens ?
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MDL
Avoir la possibilité d’engager des experts pour des missions d’enseignement est un plus.
Il y a un plus financier au niveau des projets « first » (région wallonne), de la démarche qualité, pour la réussite en 1ère…
Des plus peuvent aussi être apporté avec des « deal win-win »…
Des mots clés : complémentarité, synergie, partenariat, alliance, internationalité…
TL
Pour le premier cycle, l’étudiant doit trouver une formation proche de chez lui. Par après, il pourrait bouger un peu plus.
Si la qualité est là et que l’entité est petite, pourquoi pas ? Il est important de donner des balises fermes.
EH
Il faut être attentif à la massification, à la fragilisation du personnel. Il serait intéressant maintenant d’objectiver le ressenti des enseignants.
Les divers statuts pourraient être harmonisés permettre la mobilité.
Pour Ecolo une voie intéressante serait d’entrer dans la logique d’un financement différencié, en fonction du public que l’on a. Il pointe aussi les moyens pour financer les missions autres que celle de l’enseignement. Attirer des professionnels vers les HE, c’est bien mais il faut voir avec quels moyens.
On peut aussi évaluer aussi le capaes
FD
Les finances de la CF sont une contrainte. Une fusion bien balisée peut être bénéfique, mais il faut maintenir le statut du MDP.
A côté de la valorisation financière, il y a la valorisation de l’expérience de terrain.
TJ
Des évolutions existent et il faut s’adapter aux changements
Analysons la manière dont les fusions se font : en Hainaut, deux HE attachées à leur réseau avec des implantations autour de trois villes; au niveau de l’offre de formation l’idée de bassins scolaires (inter-réseaux) est peut-être meilleure.
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3. Questions-Réponses
Refinancement ? EH, peut-être des correctifs sur l’enveloppe ; TL, voir ce qui peut être fait ; MDL, soutenir l’accessibilité, ne pas opposer les HE aux Univs, fusion et partenariat sur base volontaire ; FD si des marges se dégagent, les consacrer à l’enseignement et la recherche.
Solution MDS Luxembourg (he inter-province ou bassin inter-réseau)
Position du PS au niveau de fusion inter-réseaux : éviter le cloisonnement pour mieux utiliser les moyens ; ne pas avoir des tabous concernant les moyens privés. Nous relisons la p. 54 d programme du PS : « Il faut également faire en sorte que les fusions suivent davantage une logique géographique qu’une logique de réseau. ».
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Massification ?
Bac professionnalisant en 2 ou 3 ans / Bac de transition?
HE et programme de recherche appliquée ?
Multicatégoriel ou monocatégoriel ?
Fusion ou alors norme et mort assurée ?
Balise pour les HE, et pour les Univ
TL, pour le MR, priorité à la qualité par rapport à la massification ; les Bac ont leurs spécificités et il faut viser la complémentarité
EH, viser la collaboration plutôt que la concurrence entre les Bac HE et ceux de l’Univ
MDL, rien n’a été dit sur des normes ; fixer les balises des uns et des autres pour un « deal win – win » ; assurer le financement des nouvelles missions
FD rapprochement HE Univ sans que l’un mange l’autre ; maintenir et même renforcer les spécificités ; créer les vecteurs de synergies ; assurer les passerelles
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Il est rappelé aux représentants des partis que les enseignants sont surchargés ; les missions pleuvent et les moyens ne suivent pas !
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4. Conclusions de Prosper Boulange
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1) Que retenir des déclarations politiques où l’on a l’impression d’être dans une chambrée de jésuites en pleine nuit ?
CDH
Rapprochement des HE vers les académies en gardant les spécificités
CF maître de la gouvernance publique
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MR
Axe vers les Univ en gardant les idéologies
Financement alternatif sous la gestion des pouvoirs publics
Appel à un décret cadre avec des balises fermes
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Ecolo
Constat : spécificité, accessibilité, proximité
Urgence : pause, débat sur atouts et spécificités de l’enseignement supérieur
Proposition : nouveau cadre réglementaire avec trois questions : autonomie de gestion, régulation de la concurrence, financement du système
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PS
Système dual : question de la complémentarité à retenir
Fusion : fédérer autour d’institution phare en misant sur une offre locale tenant compte des spécificités
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MOC
Bologne : demande du monde économique
Rôle minimaliste des pouvoirs publics
Absence de projet pour l’enseignement supérieur
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2) Clin d’œil vers les programmes des partis
PS programme comme celui d’un rapport de réviseur d’entreprise : rdv à la page 54
Ecolo programme décliné comme l’Ancien Testament sous forme de livres…
CDH lutte contre la déforestation, un recto-verso sur la « Priorité à l’enseignement » : rien sur le supérieur…
MR on attend les mots bleus de Me Bertiaux qui est une chantre sulfureuse !
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3) Priorités CSC-E
L’enseignement supérieur est un bien public qui doit recevoir un financement public de la part des pouvoirs publics
Le paysage de l’enseignement supérieur
-         L’ES a une valeur ajoutée : enseignement de proximité à taille humaine
-         Pour qu’il y ait une logique de collaboration locale, un travail d’inventivité est nécessaire (une voie parmi d’autres : la structure germanophone)
-         Il mérite un pilotage politique fort pour assurer une cohérence dans l’offre de formation
-         Il nécessite le respect de tous les acteurs dans une perspective partenariale
Les balises
-         Modèle d’ES pour demain
-         Conditions d’accès
-         Offre et régulation de l’offre en lien avec l’évolution de la société
-         Ancrage économique et social
-         Conditions de travail, statuts  à adapter vers le haut
-         Harmonisation des règles partenariales de fonctionnement académique
-         Evaluer les effets des réformes
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Gageons que ces conclusions prospèrent dans l’esprit de nos politiciens…
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Notes au vol de M. Damay
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