Cinq lignes de forces pour la catégorie pédagogique de la HELH@

Projet Aucun commentaire »

Lignes de force et commentaires

 

-          À l’instar du plan de société établi pour la future HELH@, rédiger un cahier des charges départemental visant la qualité d’un enseignement supérieur de proximité dans des institutions à taille humaine.

 

Commentaire : il ressort de la table ronde de la CSC-E du 26 mars dernier que nos ministres (ou du moins leurs représentants) verraient bien une pause dans le processus actuel et une discussion avec tous les acteurs ; un refinancement s’avère impossible dès lors on se fixe comme objectif d’essayer de mieux utiliser ce qui est ; on défend aussi qu’au niveau du type court, un enseignement supérieur proche et à taille humaine est nécessaire.

 

-          Réussir la fusion de trois ensembles pour une catégorie pédagogique performante avec des équipes éducatives stables et dynamiques.

 

Commentaire : le processus de fusion est lancé, il est important d’avoir des personnes capables de réfléchir à ce que sera l’avenir de la catégorie mais aussi défendre des équipes dynamiques qui travaillent sur le terrain et ne demandent qu’à être stabilisées ; tous les acteurs sont concernés et les enseignants ont leur mot à dire. Il faudra ensemble résoudre la question de la mobilité.  N’oublions pas la question du management ; aujourd’hui les technologies de l’information et de la communication présentent un relais pertinent pour conduire et motiver des équipes à distance qu’elles soient pédagogiques ou administratives.

 

-          Promouvoir les valeurs chrétiennes et une politique sociale qui respectent chacun dans son cheminement humain et spirituel

 

Commentaire : suite aux diffĂ©rentes rĂ©formes nous assistons Ă  un accroissement du volume de nos H.E. et celui-ci risque de fragiliser les relations humaines au sein de la communautĂ© Ă©ducative. Il est donc important de maintenir un contact personnalisĂ© avec tous les acteurs de cette communautĂ©. Il s’agit de rester attentif Ă  chacun, dans le respect de ses droits Ă  Ă©voluer sereinement dans un espace gĂ©rĂ© de plus en plus, faut-il le dire,  par des impĂ©ratifs Ă©conomiques.

 

-          Défendre un curriculum de formation « baccalauréat professionnalisant » porte ouverte sur l’emploi mais aussi vers les masters en éducation.

 

Commentaire : Des réflexions au niveau du Conseil supérieur pédagogique évoquent une réforme de la formation des instituteurs et des régents en 5 ans (3+2 ; un baccalauréat suivi d’un master). Nous devons défendre le 3 et le garder avec son atout professionnalisant. Si les étudiants veulent un plus dans leur formation, avec ou sans travail sur le terrain, le master doit leur être ouvert et leur permettre d’acquérir un barème supérieur en fonction de leur titre.

-          Établir des partenariats d’e-learning éducatif (HE, Enseignement à Distance de la Communauté française, Forem, Réseau NetTrainers)

 

Commentaire : il est temps de partager les atouts des HE afin d’ouvrir des partenariats et offrir des modules voire des formations en ligne (remédiations, exercices, recherches, approfondissements…). Oublions la gloire d’un « deal win-win » pour une coopération visant un avenir meilleur pour nos étudiants, les seuls et vrais gagnants de demain !

 

 

 

ComplĂ©ments dans la rubrique CSC-E : deux articles sur la table ronde CSC-E du 26 mars 09 et sur la rĂ©fome de la formation des instits (en cours de rĂ©flexion…)

Semaine sociale du MOC

CSC-E Aucun commentaire »

Crises et sorties de crises

(87ème semaine sociale du MOC – CEME Dampremy – 16-17/04/09)

 

Crises et croissance : une lourde interpellation pour le mouvement social (Djegham – Kreger)

Position du problème et des interpellations qu’il pose au mouvement social

 

L’économie est le terrain d’échanges de biens et de services, définition certes basique. Le modèle libéral donne priorité à l’action économique, à la somme des actions individuelles, aux intérêts ; bref, le marché transforme la somme des actions en bonheur collectif… Mais la croissance est insoutenable pour la collectivité ; une régulation s’avère nécessaire…

1. Rapports et crises

-          rapport capital – travail ; prise de risque  négative pour l’état au détriment des travailleurs

-          rapport Nord – Sud ; coopération en baisse vu les dettes encourues dans les politiques actuelles

-          rapport travail homme – femme ; inégalités toujours présentes

Ces rapports sont accentués par les crises.

2. La richesse ?

Nos sociétés ont inventé le PIB (quantité de biens et de services que la production amène sur le marché et que les individus consomment)

Richesse d’une société ? nourriture, logement, soins, participation à la chose publique, libertés individuelles, éducation, conditions de vie… Le PIB est loin de penser à cela. L’inutile est devenu utile (ex. produits de luxe)

Peut-il y avoir un contrôle social sur la production ?

3. La question de l’énergie ; quelques constats

Le prix des denrées alimentaires : moins de surfaces à cultiver ; pression sur les prix (augmentation) et les salaires (baisse)

Capitalisme vert ; remplacer les énergies fossiles par les énergies renouvelables ; taxer les voitures polluantes et primer l’achat d’une voiture verte est défavorable à celui qui a peu de moyens… Il y a assez d’énergie renouvelable pour couvrir tous les besoins de la planète ; le passage aux énergies renouvelables nécessite beaucoup d’énergie fossile.

Culpabilisation de l’individu

4. Les nouvelles mobilités

Pauvretés et exclusions ressurgissent de manière plus criante. Le capital a changé : réseau de communication, capitalisme de la connexion ; management à distance et conflits de proximité.

Le pouvoir de la finance : nouveaux dictat des mobiles ; pouvoir de la multinationale délocalisable sur l’entreprise locale… L’aulne de la mobilité sépare les inclus et les exclus.

Pourquoi ne pas rematérialiser et relocaliser l’économie ?

5. Pistes

Mondialiser les luttes sociales : créer des alliances ; unités contre divisions. Penser ensemble, réfléchir ensemble pour agir… Créons la lutte des mêmes (RoyalBoch : il y a des travailleurs en Belgique, au Portugal et en Chine)

Réduction radicale du temps de travail ; profitons de la technologie pour vraiment s’émanciper puisque c’était son but…

Renforcer la démocratie… Création d’une intelligence collective… Redonner une utopie… Education populaire et action collective pour une meilleure émancipation de tous les travailleurs.

Conclusions

Construire une société qui donne des raisons de vivre… Définir un projet de société et ne pas se contenter de gérer…


Le capitalisme est-il durable ? (Perret)

Les éléments fondateurs de notre système économique revisités à la lumière des nouveaux enjeux du développement durable

 

Crises économique et financière ; crise sociale ; crise écologique… Difficulté et complexité de la situation. Les crises montrent les limites de notre modèle de croissance. Le capitalisme pose son action sur la marchandise alors que l’homme a plus besoin de services. Ralentissement de la productivité : un symptôme le plus clair. La crise écologique touche le cœur de ce qui a été notre prospérité.

Incapacité de notre système à prendre en main le long terme… Le courttermisme touche nos entreprises mais aussi nos politiques…

Stratégies, indicateurs, tout est en place mais s’élève un sentiment d’impuissance et la pensée que cela se règlera ailleurs… D’un côté, il y a les défaitistes (fatalistes attendant la catastrophe régulatrice), de l’autre les optimistes (avancée technologique). Pour répondre aux défaitistes, citons Hans Jonas : le premier de nos devoirs est que la vie humaine continue, devoir impératif auquel nous devons nous soumettre. Pour les optimistes… Il n’y a pas de remède miracle dans les cartons scientifiques actuels… On doit s’attendre à vivre dans un monde où l’énergie sera plus rare et chère ; il n’y a pas de sortie 100% technologique… Les grandes mutations ont historiquement été le fruit de changements techniques mais aussi politiques et culturels (mode de vie, mode de consommation, gouvernance, valeurs)

Faut-il aller vers la décroissance ? Faire la même chose en moins ? La réalité ne peut pas être ça car les progrès vont évoluer (ex. nanotechnologie… monde médical). L’innovation va continuer (ex. TIC). Parlons plutôt de développement durable.

Le développement durable devra être compatible avec l’éco-système planétaire. Il devra respecter les lois fondamentales de l’éco-système (système économe en énergie qui l’utilise intelligemment ; recyclage des déchets dans des boucles naturelles (monde animal) – boucle courte dans l’industrie – ; symbiose et interdépendance des organismes naturels – coopération simpliste dans notre marché –)

Economie de fonctionnalité (ex. système de mutualisation d’automobile) : on maximise le service produit par le bien créé (utilisation des vélos dans les grandes villes). Passer d’un système de propriétaire à celui de l’autopartage (effet : parcimonie dans les dépenses et réduction de 30% dans les dépenses dans le cas de voitures partagées)

Développement d’une mentalité de co-propriétaires. Il n’y aura pas de développement durable sans revoir notre système de propriété.

Collectivisation des biens culturels ; la propriété intellectuelle est un combat d’arrière-garde, c’est la rémunération de la création qui est à revoir.

Qualité (vie, environnement, paysage) et beauté (devenir jardinier pour cultiver notre jardin mais aussi notre culture).

Il faudra passer à la vitesse supérieure à un moment donné quand on sera convaincu que ce vers quoi on va est meilleur ; nos sociétés vont alors fonctionner autrement (tel ce qui s’est passé aux USA quand ils ont changé de politique économique et sociale en 1942 – époque d’un effort de guerre –).

 

De la crise financière aux crises économiques et environnementales (Pochet)

L’état du débat au niveau syndical européen, en particulier du point de vue de l’arbitrage  emploi – environnement

 

Retrouver un langage commun pour construire un projet commun

Réchauffement climatique : il y a consensus scientifique sur les hypothèses ; les enjeux sont ne sont pas visibles (co2 ; extension des espèces…) et le jour où ils le seront ce sera trop tard. Il est bon de rendre visible l’invisible et d’essayer de globaliser la résolution de la problématique.

Dès lors, il est intéressant de fixer des objectifs à moyen et long terme, être coopératif plutôt que compétitif…

Deux options :

-          Progrès ; incitation de nouveaux marchés… mais cela ne résout pas le problème si on y arrive en 2100 !

-          Avoir les rentes de l’innovation

L’enjeu est de changer de paradigme (ex. pour la justice sociale) où des discours différents sont convoqués. On en est au début d’un chemin nécessaire.

Où en sommes-nous au niveau des instruments de mesure ? La mesure du PIB est insuffisante ; quid du reste ?

L’état providence : comment redéfinir cela dans la globalisation ?

Le retour de l’état pour conduire au changement : si on veut atteindre 80% de changement il y aura des restructurations massives… Investissements massifs (dans l’éducation ? comme après la guerre 40-45 aux USA ?)…

Il n’y aura pas de réponses au changement climatique si les travailleurs ne peuvent pas entrer dans un nouveau modèle de simplicité volontaire si d’autres restent dans un système de complexité volontaire…

Comment changer de paradigme ? Construire une table de consensus et une table de conflit pour le dépasser.

 

Des effets de la globalisation sur les inégalités (Dupret → Le krach mondial)

Une approche de l’impact de la mondialisation sur les milieux populaires et du travail

 

Relation entre mondialisation et inégalités (Robert Reich)

Inégalités croissantes ; au Nord, on a les idées mais pas les usines. Au nord, ne resteront que les postes de « manipulateurs de symboles ». Qu’est-ce qui recule ? 0 $/h, oui mais qu’en est-il de la paupérisation ? Elle, elle avance.

Contradiction mondiale

Crise : comment faire consommer des gens dont le poste de travail a été donné à de petites mains… ? Endettement (le secteur privé américain a emprunté 3000 milliards de dollars au reste du monde et en tout premier lieu la Chine). Mais le système ne produit plus de richesse.

Si demain le Sud ne subsidie plus nos produits de consommation ? La question du protectionnisme est de retour. Comment va-t-on relocaliser de l’activité économique au Nord ? Ou alors financer la protection sociale des travailleurs étrangers ?

Des emplois seront perdus si on continue dans la mondialisation et le transfert des postes de travail… Saura-t-on relocaliser ?

 

Du fatal enchaînement des crises et de la manière d’en sortir (Houtard)

L’union des crises est constitutive d’une crise de civilisation. On peut en sortir, sans passer par la guerre.

 

1. La crise

On est devant une crise de civilisation et l’enjeu est de reconstruire l’utopie, un modèle de vie sensé.

Lecture de ce sujet

Dans le modèle libéral la crise est un moyen correctif, une manière de guérir le système et de rétablir les bases économiques… « Nous sommes tous sur le Titanic même si certains sont en 1ère classe » (Liliane Georges). Il faut une approche globale pour sortir de cette crise et c’est une entreprise holistique, c’est-à-dire qu’il faut intégrer le changement dans tous les domaines.

- Crise alimentaire : agriculture verte, 50 millions de personnes sont passées sous le seuil de pauvreté, agriculture paysanne qui se transforme en agriculture productiviste

Contradiction : continuer à soutenir le système / éradiquer la pauvreté

- Crise énergétique : fin du cycle des énergies fossiles (d’ici 50 ans) ; changement de modèle par une diminution radicale de la demande d’énergie

Solution pour le capital : l’agro-énergie (le Brésil prévoit 70 millions d’hectare d’exploitation de cannes à sucre pour la culture de maïs à éthanol) ! Cela détruit la bio-diversité et expulse les petits paysans vers les bidonvilles des grandes villes…

- Crise climatique : émission de co2… Nous produisons de plus en plus de co2 et nous détruisons de plus en plus de puits de co2 (océan et forêts). En septembre, on a épuisé le renouvellement annuel de la terre… En Belgique ce fut en mars !

Répartition des revenus dans le monde par tranches de 20% de la population : schéma dit de « la coupe de champagne » (80% des richesses pour 20 % de la population)

 2. La reconstruction de l’utopie

Propositions

- Enfermer les dirigeants à Guantanamo et continuer comme cela…

- Réguler le système : il y a alors la formule du G20 ; il y a aussi la réforme du système monétaire, en vue de la réunion du G192 ; mais on a aussi besoin d’alternatives

- Trouver de nouveaux paramètres pour la vie collective de l’humanité : rapport à la nature ; produire la base de la vie ; organisation socio-politique ; type d’éthique pour la culture

Utilisation responsable et renouvelable des ressources de la nature : passer de l’exploitation au respect (patcha nomma)

Privilégier la valeur d’usage sur la valeur d’échange (la valeur du verre d’eau est différente si on en a besoin ou si on le vend)

Généralisation de la démocratie dans tous les domaines : rendre les êtres humains acteurs de leur société ; penser l’homme comme un « sujet »

Multiculturalité : ouvrir cette possibilité face au monopole de la culture occidentale ; construire une éthique nouvelle

Cela relève d’une utopie, oui mais nécessaire car elle pourrait se faire !

Eau, semence, santé, éducation… les retirer des démarches de mercantilisation…

Le « bien vivre (good viving) » plutôt que la croissance…

Certains ont dit : « c’est une crise du capital sans lutte des classes… » Il faut développer un acteur social qui est un acteur de lutte.

Proposition : déclaration universelle du bien commun de l’humanité reprenant les 4 points développés ci-dessus pour permettre à cette utopie, peut-être vœu pieux aujourd’hui, de vivre demain.

 

Moins, mieux et autrement (Ozer)

Une approche des questions de développement vues sous l’angle de la consommation et de la mobilité

Nous vivons dans la pelure d’un fruit et nous sommes de plus en plus nombreux à vivre avec des besoins énergétiques croissants. De plus, nous assistons à l’augmentation de la t° moyenne, du niveau de la mer et le retrait important des glaciers. La concentration des gaz à effet de serre augmente également (co2, méthane, protoxide d’azote).

Une cascade de conséquences (ouragan, montée de la mer, inondations, sécheresse, réfugiés climatiques)

Lors la vague de chaleur en 2003 il y a eu un pic de mortalité : 79000 décès en Europe ! Des anomalies thermiques ont été observées (+ 4° par rapport à la moyenne) ; la forêt ardennaise a produit du co2 plutôt que le transformer !

Le réchauffement climatique a des impacts sur l’eau, les écosystèmes, l’alimentation, les côtes, la santé.

Nous et notre assiette (Noël pour 8 adultes)

Crevettes décortiquées en Chine pêchées en mer d’Ecosse (1600 km en avion ; 12 kg de co2)

Steak argentin + PDT + Salade (16000 km ; 16kg co2)

Salade de fruits exotiques : 117 000 km (3X le tour du monde (10 kg co2)

5,4 kg de nourriture, 163000 km, 38 kg de co2 (210km en voiture soit 13 litres d’essence)

Imposer aux distributeurs une information correcte sur l’origine des produits est une obligation légale.

Pourquoi pas un logo sur le mode de transport utilisé ?

Le prix du kérosène est moins cher qu’un litre d’eau mais il y 70 X plus de transports aériens qu’il y a 20 ans.

Consommer des produits du sud c’est toujours bien, mais la production ne rapporte pas nécessairement au producteur…

Diminution des pluies, augmentation de la population, utilisation maximum de terre pour cultiver, utilisation du bois disponible pour cuire les aliments… En 2020, jusqu’à 75 millions de personnes seront en déficience hydrique…

pierreozer.blog4ever.com

pozer@ulg.ac.be

 

Villages durables (Lambert)

Comprendre les enjeux de la ruralité pour (re)créer des villages durables : des pistes pour l’action locale

L’agriculture et la ruralité sont en crise ; il faudra aussi chercher des pistes pour en sortir.

La ruralité : ses caractéristiques sont le lien avec la production primaire, l’agriculture et la sylviculture ainsi qu’une densité de 150 ha/km2

Urbanisation des territoires : nous assistons à une croissance économique et démographique, au développement des infrastructures routières (+ 40 000 km entre 1966 et 2006) ; il y aussi les aspirations individuelles, les incitants communaux, le prix attractif du terrain…

Aujourd’hui, le village est devenu résidentiel et multifonctionnel

Occupation du sol (Wallonie : 1 688 400 ha) : il y a 50% de terres agricoles, 30% de forêts, 14% de terres urbanisées et 6% de terres non bâties

L’urbanisation gagne les terres agricoles et le nombre d’exploitation diminue (1980, 37843 exploitations ; 2006, 16557).

80% des céréales sont destinées à l’alimentation animale ; il y a aussi des fins non-alimentaires.

Nouvelle ruralité : évolution de l’espace bâti ; zone d’activités économiques tout à la route… ; évolution des services (disparition des postes, gares… commerce accessible en voiture en dehors du vilage…) ; zonage (fragmentation) ; compétition entre communes

Etalement urbain : une impasse

- pas de retour en arrière possible

- plus de finances publiques nécessaires

- changement environnemental

- inégalités sociales en terme de mobilité par ex.

- vie sociale des villages

- qualité de l’habitat en ville

- contribution au réchauffement climatique

Projet

- planification territoriale

- modes d’habiter

- environnement/biodiversité

- èconomie/agriculture

- cohésion sociale et culturelle ; participation citoyenne (moteur de la décision publique)

 

Discours de clĂ´ture (Jacques)

Crise globale et crises multiples

Depuis plusieurs mois le monde est touché par une crise globale et c’est une erreur de fixer le début à l’automne 2008 ; en fait depuis une dizaine d’années se succèdent une série de crises inhérentes à la logique capitaliste. La crise globale frappe différemment les populations ; ce sont les populations des pays pauvres qui sont touchées ainsi que les catégories les plus fragiles de la population des pays riches.

Quelles origines ?

S’il y a une origine due aux subprimes américains, il y aussi la faillite d’un système où des inégalités extrêmes sont apparues (accès aux ressources telle l’eau, salaires). La crise est donc d’abord et avant tout une crise de la répartition. Le capitalisme financier a besoin, pour vivre et se développer, de travailleurs mal payés, précarisés, insécurisés, mais aussi lourdement endettés pour consommer toujours plus. Nous prenons conscience aussi que nous sommes dans une impasse.

Un chemin de sortie de crise

Plutôt que de relancer un modèle libéral créateur d’inégalités, nous devons fonder un nouveau modèle de société dont l’objectif central est le développement humain, social et durable.

Des mesures d’urgence sociale

Il y a avant de tracer des pistes de sorties de crise à faire face à une urgence sociale : sauver autant que possible des emplois et garantir la sécurité d’existence de la population. Une mobilisation de toutes les énergies s’imposent pour que nos jeunes ne soient pas condamnés au chômage et à l’absence de perspectives. Proposons une innovation sociale où des formules nouvelles redistribuent l’emploi et les richesses. A revoir donc le plein emploi, la durée du travail et le modèle de croissance…

Construire un autre modèle de développement

Le modèle de croissance qui a été celui de notre société ne crée pas le bien-être pour tous ! Et c’est aussi des effets désastreux : suicide des jeunes, augmentation des maladies, accidents mortels, stress… Au sud aussi, misère, exploitation des enfants, mort au travail… La croissance se développe au détriment des plus faibles, des précaires et des pauvres.

La décroissance est là, sous la forme d’une récession ; elle est subie et non-gérée. Aux pistes non-productives (capitalisme régulé ; capitalisme vert), il faut trouver un autre chemin dont les objectifs doivent être plus d’égalité, plus de qualité de la vie et de bien-être collectif, par le respect des droits humains fondamentaux et de l’écosystème.

Des chantiers à mettre en œuvre :

-          la fiscalité : lutte contre la fraude fiscale par une administration équipée, efficace et performante ; impôt plus juste et progressif ; cadeaux fiscaux conditionner à la création d’emploi.

-          la sécurité sociale : défense et renforcement de notre système de protection sociale avec une cotisation sociale généralisée perçue sur tous les revenus du travail, même ceux du capital.

-          l’Etat et la politique : nous attendons de l’Etat qu’il remplisse pleinement son rĂ´le en vue du bien-ĂŞtre des citoyens (services de qualitĂ© et en suffisance)

 

Des politiques à mener par les Régions et Communautés

-          un instrument de mesure de l’indicateur du développement humain de nos populations

-          régions et communautés ont les compétences pour orienter un développement durable

-          continuer une politique participative (déclaration commune gouvernement, acteurs de l’enseignement et interlocuteurs sociaux) en matière d’enseignement (ex. logique de régulation en bassins scolaires inter-réseaux)

-          revalorisation de l’enseignement qualifiant

-          politique du logement équitable aidant ceux qui en ont le plus besoin

-          développer et consolider les services non-marchands (enfance, personnes âgées, santé, culture) lieux d’emplois durables, non-délocalisables et créateurs de bien-être ; mise en œuvre de la charte associative

Et l’Europe sociale

Défendons une Europe sociale et une politique d’asile et d’immigration dictée par des objectifs sociaux et le respect des droits humains

Pour conclure

La conscience collective peut l’emporter sur la course au profit et au sauve qui peut individuel. Nous pouvons décider, et nous mobiliser, pour choisir une autre société, qui garantit à chaque être humain le respect de ses droits fondamentaux et qui offre un avenir de bien-être et de qualité de vie de chacun.

Table ronde CSC-E du 26 mars 2009

CSC-E Aucun commentaire »

TABLE RONDE CSC-E « LE VENT DES FUSIONS »

NAMUR – IESN – 26 mars 2009

 

 

INTERVENANTS :    MR                 → T Lejeune (TL)

ECOLO          → E Hoyos (EH)

CDH               → M de Lamotte (MDL)

PS                   → F Daerden (FD)

MOC              → Th Jacques (TJ)

 

 

 

0. Introduction par A-F Vangansbergt

 

1. Première thématique

L’évolution du paysage et les objectifs de Bologne : quels liens ?

Les fusions : quelles plus-values ?

L’accessibilité, la proximité, l’ancrage régional : quelles garanties ?

 

MDL

Le CDH n’assimile pas ses fusions à des restructurations ; au contraire cela peut permettre à notre enseignement de s’ouvrir aux nouveautés.

Aucune taille critique ne sera définie pour ne pas mettre en péril les écoles à petite population. Les fusions permettront de développer des synergies, poursuivre des projets de recherche… Il y aura des mises en commun de moyens, des mises en commun de potentialités. On peut envisager des codiplômations, créer des passerelles.

Les académies vont s’élargir tout en gardant les spécificités des partenaires. Nous devons réfléchir aux habilitations et avoir une bonne offre de formations.

TL

MDS n’a pas suivi l’esprit créé par la création des trois académies mais a plutôt travaillé par à coups en étant plus régionaliste. Des secteurs ont été bien refinancés (recherche) ; une réflexion devrait se faire sur les critères de refinancement ; pas question de privatisation pour l’instant mais bien une réflexion sur la manière de trouver des moyens de refinancement.

Le type court a beaucoup d’étudiants. Faut-il les associer aux académies inter-universitaires ?

Nous avons des pistes de réflexion (ex. pourquoi pas un capaes à l’univ ?). L’enseignant sera au centre des réflexions.

EH

Ecolo rappelle des spécificités faisant l’objet de consensus il y a 5 ans entre autres l’ancrage régional, l’accès à l’enseignement supérieur…

Une urgence se dégage dans le débat: marquer une pause dans le processus en cours et lancer une réflexion avec tous les acteurs politiciens et enseignants afin de mesurer l’adéquation


entre ce qui a été fait et le cadre établi il y a 5 ans. Il faut que ce débat aboutisse à un cadre Bologne 2 où la concurrence est régulée, où l’impact d’une fusion est calculé.

FD

HE – Univ : se battre pour maintenir ses deux branches de la formation. Les deux systèmes ont des spécificités propres et sont à maintenir.

Fusion : il faut viser une complémentarité mais aussi des économies afin de mieux dépenser en termes de qualité, de service aux étudiants, en terme d’attractivité, en terme d’ancrage local afin de garantir la proximité. Le législateur doit essayer de combattre les craintes qui s’élèvent (personnel enseignant, perte de moyens…)

Plus-value : concertation, complémentarité pour plus de qualité ; utilisation optimale de nos moyens pour une meilleure qualité

S’il y a une concurrence saine et une offre de formation plus large, cela joue en faveur de l’étudiant.

TJ

Bologne n’est pas venu du monde de l’enseignement mais du monde économique relayé par le monde politique. On peut répondre à cela de plusieurs manières. Les pouvoirs publics ont joué un rôle minimaliste.

Les institutions ont été placées dans une autonomie de gestion mais dans une enveloppe fermée, s’il y a bonus d’un côté, il y a malus de l’autre.

Le MOC pointe la question de l’accessibilité. Il préfère de la coopération plutôt que de la concurrence : un débat public est essentiel pour éviter les dérives (délocalisation ?). Il termine en évoquant l’utilité de modifier un décret pour conserver son réseau…

 

2. Deuxième thématique

L’attention aux acteurs : quelles mesures concrètes ?

Maintien de l’encadrement et avancées sociales : quelles propositions ?

La pénurie et les difficultés de recruter des professionnels : quelles suggestions ?

Nouvelles missions, nouveaux moyens ?

 

MDL

Avoir la possibilité d’engager des experts pour des missions d’enseignement est un plus.

Il y a un plus financier au niveau des projets « first » (région wallonne), de la démarche qualité, pour la réussite en 1ère…

Des plus peuvent aussi être apporté avec des « deal win-win »…

Des mots clés : complémentarité, synergie, partenariat, alliance, internationalité…

TL

Pour le premier cycle, l’étudiant doit trouver une formation proche de chez lui. Par après, il pourrait bouger un peu plus.

Si la qualité est là et que l’entité est petite, pourquoi pas ? Il est important de donner des balises fermes.

EH

Il faut être attentif à la massification, à la fragilisation du personnel. Il serait intéressant maintenant d’objectiver le ressenti des enseignants.

Les divers statuts pourraient être harmonisés permettre la mobilité.


Pour Ecolo une voie intéressante serait d’entrer dans la logique d’un financement différencié, en fonction du public que l’on a. Il pointe aussi les moyens pour financer les missions autres que celle de l’enseignement. Attirer des professionnels vers les HE, c’est bien mais il faut voir avec quels moyens.

On peut aussi évaluer aussi le capaes

FD

Les finances de la CF sont une contrainte. Une fusion bien balisée peut être bénéfique, mais il faut maintenir le statut du MDP.

A côté de la valorisation financière, il y a la valorisation de l’expérience de terrain.

TJ

Des évolutions existent et il faut s’adapter aux changements

Analysons la manière dont les fusions se font : en Hainaut, deux HE attachées à leur réseau avec des implantations autour de trois villes; au niveau de l’offre de formation l’idée de bassins scolaires (inter-réseaux) est peut-être meilleure.

 

3. Questions-Réponses

Refinancement ? EH, peut-être des correctifs sur l’enveloppe ; TL, voir ce qui peut être fait ; MDL, soutenir l’accessibilité, ne pas opposer les HE aux Univs, fusion et partenariat sur base volontaire ; FD si des marges se dégagent, les consacrer à l’enseignement et la recherche.

Solution MDS Luxembourg (he inter-province ou bassin inter-réseau)

Position du PS au niveau de fusion inter-réseaux : éviter le cloisonnement pour mieux utiliser les moyens ; ne pas avoir des tabous concernant les moyens privés. Nous relisons la p. 54 d programme du PS : « Il faut également faire en sorte que les fusions suivent davantage une logique géographique qu’une logique de réseau. ».

 

Massification ?

Bac professionnalisant en 2 ou 3 ans / Bac de transition?

HE et programme de recherche appliquée ?

Multicatégoriel ou monocatégoriel ?

Fusion ou alors norme et mort assurée ?

Balise pour les HE, et pour les Univ

TL, pour le MR, priorité à la qualité par rapport à la massification ; les Bac ont leurs spécificités et il faut viser la complémentarité

EH, viser la collaboration plutôt que la concurrence entre les Bac HE et ceux de l’Univ

MDL, rien n’a été dit sur des normes ; fixer les balises des uns et des autres pour un « deal win – win » ; assurer le financement des nouvelles missions

FD rapprochement HE Univ sans que l’un mange l’autre ; maintenir et même renforcer les spécificités ; créer les vecteurs de synergies ; assurer les passerelles

 

Il est rappelé aux représentants des partis que les enseignants sont surchargés ; les missions pleuvent et les moyens ne suivent pas !

 

4. Conclusions de Prosper Boulange

 

1) Que retenir des déclarations politiques où l’on a l’impression d’être dans une chambrée de jésuites en pleine nuit ?

CDH

Rapprochement des HE vers les académies en gardant les spécificités

CF maître de la gouvernance publique

 

MR

Axe vers les Univ en gardant les idéologies

Financement alternatif sous la gestion des pouvoirs publics

Appel à un décret cadre avec des balises fermes

 

Ecolo

Constat : spécificité, accessibilité, proximité

Urgence : pause, débat sur atouts et spécificités de l’enseignement supérieur

Proposition : nouveau cadre réglementaire avec trois questions : autonomie de gestion, régulation de la concurrence, financement du système

 

PS

Système dual : question de la complémentarité à retenir

Fusion : fédérer autour d’institution phare en misant sur une offre locale tenant compte des spécificités

 

MOC

Bologne : demande du monde économique

RĂ´le minimaliste des pouvoirs publics

Absence de projet pour l’enseignement supérieur

 

2) Clin d’œil vers les programmes des partis

PS programme comme celui d’un rapport de réviseur d’entreprise : rdv à la page 54

Ecolo programme décliné comme l’Ancien Testament sous forme de livres…

CDH lutte contre la déforestation, un recto-verso sur la « Priorité à l’enseignement » : rien sur le supérieur…

MR on attend les mots bleus de Me Bertiaux qui est une chantre sulfureuse !

 

3) Priorités CSC-E

L’enseignement supérieur est un bien public qui doit recevoir un financement public de la part des pouvoirs publics

Le paysage de l’enseignement supérieur

-          L’ES a une valeur ajoutée : enseignement de proximité à taille humaine

-          Pour qu’il y ait une logique de collaboration locale, un travail d’inventivité est nécessaire (une voie parmi d’autres : la structure germanophone)

-          Il mérite un pilotage politique fort pour assurer une cohérence dans l’offre de formation

-          Il nécessite le respect de tous les acteurs dans une perspective partenariale


Les balises

-          Modèle d’ES pour demain

-          Conditions d’accès

-          Offre et régulation de l’offre en lien avec l’évolution de la société

-          Ancrage économique et social

-          Conditions de travail, statuts  à adapter vers le haut

-          Harmonisation des règles partenariales de fonctionnement académique

-          Evaluer les effets des réformes

 

Gageons que ces conclusions prospèrent dans l’esprit de nos politiciens…

 

Notes au vol de M. Damay

 

Réforme de la formation des instits

CSC-E Aucun commentaire »

Eléments de réflexion en vue d’une réforme

de la formation des instituteurs et des régents

en Communauté française de Belgique

 

 

1.      Pourquoi reposer aujourd’hui la question de la formation des enseignants ?

 

Plusieurs raisons invitent aujourd’hui à se reposer la question de la formation des enseignants.

 

-          On assiste, depuis quelque temps, à une certaine pénurie d’enseignants. Celle-ci provient notamment

-          d’un pourcentage important de départs durant les cinq premières années d’exercice de la profession (plus de 40 %[1]) ;

-          de départs nombreux dès 55 ans (DPPR).

 

-          La société ne cesse d’adresser aux enseignants des demandes croissantes : citoyenneté, interculturalité, violence, médias, nouvelles technologies, premiers soins, décrochage, dépistage des difficultés d’apprentissage, remédiation, intégration de publics hétérogènes…

 

-          Un certain nombre d’enseignants et d’étudiants des départements pédagogiques expriment le sentiment

o        que le programme de formation entraîne une surcharge de tâches qui ne laissent pas suffisamment de place au développement personnel de l’étudiant;

o        qu’ils ne disposent pas de suffisamment de temps pour mener à bien des apprentissages importants pour l’exercice de la fonction enseignante.

 

-          La logique d’harmonisation européenne va dans le sens d’une formation initiale des maitres en cinq ans.

 

 

2.      Le projet : une formation en cinq ans : un baccalauréat suivi d’un master

2.1.   Orientations générales de cette formation en cinq ans

 

Mise en place d’un curriculum

·         maintenant la spécificité d’une formation en Haute Ecole ;

·         dont les profils de formation (contenus et modalités d’apprentissage) sont construits en référence aux compétences professionnelles requises selon les niveaux et milieux d’enseignement auxquels le diplôme donne accès ;

·         garantissant le développement de compétences à la fois personnelles scientifiques et professionnelles/pratiques;

·         qui initie une démarche d’apprentissage tout au long de la vie et assure un accompagnement des enseignants débutants.

 

 

2.2.    Le baccalauréat

 

2.2.1.      L’idée est de conserver, sous la forme d’un baccalauréat professionnalisant, l’essentiel de la formation actuelle . Particulièrement, l’articulation systématique de la théorie et de la pratique au sein de tous les axes de la formation  et dès le début de celle-ci

 

2.2.2.      Il faudrait pourtant apporter plusieurs aménagements importants :

-          tout en lui conservant un accent professionnalisant spécifique au niveau d’enseignement auquel il forme, un premier quadrimestre de la première année consacré à des apprentissages de base, l’apprentissage du travail personnel, une formation au développement personnel ;

-          allègement de certaines parties de la formation actuelle, qui seront approfondies dans le cadre du master[2] ;

-          de façon générale, une meilleure adéquation du contenu de la formation aux référentiels de compétences ;

 

2.2.3.      Il faudra également

-          tenir compte des éléments d’informations recueillies à l’issue des évaluations externes (qui commencent cette année pour la formation des enseignants du préscolaire) ;

-          réécrire les grilles horaires actuelles en termes de compétences ;

-          améliorer la connaissance que les étudiants de la fin de l’enseignement secondaire ont de la profession

 

Au terme de la 3e année, le bachelier recevrait un diplôme de bachelier (par exemple) « enseignant stagiaire », qui lui donnerait l’accès

-          au 2e cycle de la formation pédagogique ;

-          à un emploi comme « enseignant stagiaire » rémunéré (au barème actuel de l’instituteur et du régent).

 

 

2.3.   Le master[3]

 

Ce projet trouve, entre autres, son origine dans la volonté de donner une consistance à l’article 28 du décret du 12.12.2000 (resté lettre morte), qui prévoyait qu’ « un encadrement spécifique du début de carrière des nouveaux diplômés (serait) organisé à partir du 1er septembre 2004, suivant des modalités qui ser(aie)nt fixées par le Gouvernement ».

 

 

2.3.1.      1re année

 

-          L’étudiant qui s’inscrit en 1re année de master devrait être engagé en tant qu’« enseignant stagiaire »  dans certaines formes de pratique professionnelle à définir dans un « cahier des charges » élaborés en concertation par les départements pédagogiques et les écoles et correspondant à 30 crédits, qui lui permettent d’entrer en contact avec la diversité des tâches et des milieux de l’enseignement.  Durant ces pratiques d’enseignement, il est accompagné par une équipe de « maitres de formation pratique » en relation contractuelle avec un département pédagogique.

 

-          Pour les 30 crédits restants, il poursuit sa formation d’enseignant, On pourrait envisager quatre axes de formation

-          Axe des compétences transversales (par exemple, la pratique de l’évaluation, la régulation des apprentissages, la gestion de la classe, la participation citoyenne des élèves, la gestion de conflits, les relations avec les parents…)

-          Axe des compétences dans des domaines spécifiques (propres au public des élèves à qui il enseigne, par ex. l’enseignement qualifiant) avec un accent important sur la réflexion sur ses pratiques

-          Axe recherche-action (en vue du mémoire)

-          Axe optionnel (« orientations ») : utilisation des TIC dans les apprentissages (gestion d’un cybercentre), difficultés d’apprentissage (dys-…), activités artistiques…

 

2.3.2.      2e année

 

-          Poursuite du programme de la première année

-          Présentation d’un mémoire de didactique

 

2.3.3.       Aboutissement et remarques organisationnelles

 

1.      A l’issue de cette formation il obtient, selon le cas, le diplôme de master « instituteur » ou « agrégé de l’enseignement secondaire » (inférieur), qui lui donne accès au barème 501 (master)[4]

2.      Ce second cycle peut faire l’objet d’un étalement.

3.      L’enseignant stagiaire doit cependant obtenir ce diplôme dans un délai de 10 années à partir de sa première inscription. Au-delà de cette période l’« enseignant stagiaire » ne pourrait plus poursuivre de fonction enseignante.

4.      Le master est accessible aux enseignants diplômés.

 

 

3.      Quelques précautions

 

3.1.   Ce projet exige que les départements pédagogiques jouissent de la liberté et de l’autonomie nécessaires.

3.2.   Un tel projet nécessitera de la part des formateurs d’enseignants (y compris les « maîtres de formation pratique » accompagnant les « enseignants stagiaires »)      

3.2.1.      une préparation/formation approfondie ;

3.2.2.      une expérience régulière du terrain auquel ils forment les étudiants.

Cela suppose une inévitable période de transition.

De ce point de vue, il serait intéressant de les inviter à organiser chaque année une épreuve d’évaluation commune

-         élaborée par une équipe d’enseignants (en réseau ou mieux interréseaux) des départements pédagogiques et des représentants des niveaux d’enseignement concernés,

-         corrigée par les enseignants de chacun des départements pédagogiques,

-         de caractère strictement indicatif.

L’organisation de cette épreuve  pourrait se révéler très utile à la mise au point et à l’opérationnalisation du  programme de  formation pour plusieurs raisons.

-          Elle  impliquerait une explicitation, dans  la demande sociale faite à l’école obligatoire, des performances qui peuvent  pertinemment  être attendues  pour de nouveaux diplômés et soutiendrait  ainsi l’élaboration des référentiels de compétences ;

-          Elle témoignerait d’un engagement collectif dans la recherche de résultats précis et consensuels au terme de la formation ;

-          Elle serait de nature à orienter et dynamiser la recherche-action et  l’échange de pratiques de formation et d’évaluation entre les différents acteurs (enseignants –étudiants – MFP – maitres de stage – formation continue –  PMS – CEFA…).

 

3.3.   Des collaborations pourraient utilement être établies avec les instituts ou services de didactique des universités.

3.4.   Cette réforme ne peut en aucun cas être uniquement celle du ministre de l’enseignement supérieur ; elle exige une large concertation avec les enseignants des départements pédagogiques, l’enseignement obligatoire, les parents…

 

 

 

Conclusion 

 

On peut raisonnablement espérer qu’une telle formation puisse répondre à quelques-uns de problèmes évoqués en commençant et aboutisse à

-          attirer davantage de jeunes vers l’enseignement

-          à mieux les former à ce métier (en articulant étroitement formation initiale et formation continuée)

-          à les retenir

-          en les accompagnant au début de leur vie professionnelle ;

-          en confiant à certains enseignants plus âgés des tâches d’accompagnement qui puissent donner un nouveau souffle à leur vie professionnelle…

 

 

Dominique Ernst, Jean-Benoît Cuvellier, Michel Tordoir, Albert Leroy

 

 


[1] Cf. Vanden Berghe (UCL) : 41% des enseignants ont abandonné la profession dans les cinq premières années d’enseignement  (« Par contre, on assiste on assiste au retour de certains enseignants à un certain âge. »)

[2] Par exemple la liaison avec des stages de longue durée, la pratique de l’évaluation, la régulation des apprentissages, la gestion de la classe, la participation citoyenne des élèves, certains modules comme décrochage scolaire, politique de l’éducation, sociologie…), la réponse à des besoins spécifiques (multimédia, TIC, artistiques, sécurité…) en fonction du milieu professionnel. Dans cette optique, le TFE deviendrait un « travail de fin de cycle ».

[3] Comme tous les masters de type long, ce master est dit professionnalisant (cf. art. 16 du Décret du 31 avril 2004)

[4] « Parmi les dispositions spĂ©cifiques de l’accord sectoriel 2009-2010, il Ă©tait question de valoriser au barème 501, avec effet au 1er janvier 2009, les instituteurs ou rĂ©gents ayant obtenu un master (second cycle) en lien avec leur fonction dans l’enseignement fondamental ou secondaire infĂ©rieur. » (Ch. Malisoux, dans CSC-Educ – FĂ©vrier 2009 n° 26)

WP Theme & Icons by N.Design Studio
Rss des articles Rss des articles Connexion