Le genre, c’est quoi ça ?

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Cherche h/f attentifs à la dimension de genre…

 …Stop… 2007 Prix Verseele attribuĂ© Ă  des livres pour enfants dont tous les hĂ©ros sont masculins…Stop… Mai 2008, fancy-fair, un directeur compte sur les dames pour la cuisine, la vaisselle et le service ; il voit les messieurs plutĂ´t au barbecue et au bar…Stop…DĂ©but dĂ©cembre 2010 un photographe hollandais se voit refuser la diffusion de ses photos publicitaires pour une chaĂ®ne de vĂŞtements, ses photos sont jugĂ©es sexistes…Stop…NoĂ«l 2010 comme cadeau pour Papa un enfant discute avec sa Maman ; on lui offrirait bien un dĂ©codeur…, pourquoi pas un robot pour fabriquer de bons jus d’orange ?…Stop…

Stéréotypes, touches sexistes, ou habitudes culturelles inscrites dans notre nature ? Aux dires de beaucoup cela a créé des inégalités qui nous demandent de réagir si nous voulons construire une société plus juste et plus équitable pour tous.

Cette problématique concerne la dimension du genre et depuis plus d’un an la CSC a voulu en faire un de ses chevaux de bataille car l’inégalité entre hommes et femmes sur le marché du travail est un constat qui a la vie dure.

J’ai eu l’occasion dernièrement de participer à la traditionnelle journée d’étude de la CSC consacrée à l’égalité hommes et femmes. Le thème se focalisait cette fois sur l’(in)égalité entre les hommes et el les femmes dans les CCT. Lors de la matinée, après la présentation des résultats d’une étude sur la dimension, il était prévu des débats dont un consacré à l’enseignement. L’après-midi était réservé à des tables rondes dont une également sur les stéréotypes sexistes dans notre enseignement. En voici quelques échos…

La perspective de genre dans la concertation sociale au niveau sectoriel

CommanditĂ© par la CSC auprès de la sociĂ©tĂ© HIVA – K.U.Leuven et de la Fondation Travail-UniversitĂ© – Namur, cette Ă©tude a tentĂ© d’évaluer l’impact de la concertation de CCT sectorielle et de l’action de la CSC dans cette concertation. Un double objectif a Ă©tĂ© poursuivi : d’une part inventorier des exemples d’actions rĂ©gulatrices sectorielles qui renforcent ou diminuent les inĂ©galitĂ©s entre les sexes ; d’autre part, parvenir Ă  une action sensibilisante dans la formation ultĂ©rieure et l’échange d’informations avec les nĂ©gociateurs sur ce thème.

Le travail d’analyse de 40 commissions paritaires au départ s’est porté sur 20 commissions représentatives. Il en est ressorti suite à l’analyse de textes et aux entretiens avec les négociateurs, outre des fiches sectorielles, une discussion thématique en quatre chapitres : écart salarial, ségrégation du marché de l’emploi, flexibilité et conciliation vie professionnelle/familiale, et intégration de la dimension du genre dans le processus.

Pour la thématique qui nous concerne, les auteurs de l’étude affirment : « … que les centrales syndicales et les secteurs, chacun à leur manière, ont formulé et poursuivi des objectifs qui profitent directement et ou indirectement à l’égalité des femmes et des hommes sur le marché de l’emploi. Des bonnes pratiques existent. Toutefois, la discrimination des genres n’a pas toujours été abordée à cette occasion. Dans quelques commissions paritaires, l’égalité des droits et l’égalité des chances pour les femmes et les hommes ne constituent pas une thématique au sein des débats, ni à l’échelle interne, ni dans les négociations.

L’enseignement est-il équilibré en matière de genre?

Les questions qui ont été posées ont été les suivantes : dans quelle mesure les compétences terminales sont-elles neutres sur le plan du genre? Comment les enseignants abordent-ils la dimension du genre? Celle-ci bénéficie-t-elle d’une attention suffisante dans la formation des enseignants? Quid si monsieur Marc n’a que des femmes comme collègues? Nous avons débattu des stéréotypes liés au genre dans l’enseignement secondaire et des éléments qu’ils influencent.

Pour nous aider dans notre réflexion nous avons écouté deux interventions l’une d’un directeur d’une école secondaire et l’autre d’une enseignante qui a créé un jeu pour sensibiliser ses élèves à la condition de la femme et son évolution.

Écoutons Mr R. Du Jardin, directeur du Leonardo Lyceum : « «Mon» capital, «mon» expertise, « mon » outil, « mon » orgueil, ce sont mes 72 employĂ©s, 40 femmes et 32 hommes, une politique (de recrutement) consciente… Au niveau du recrutement : les compĂ©tences d’un candidat enseignant sont prioritaire. Si un candidat de sexe fĂ©minin est plus compĂ©tent, alors je recrute ce professeur. Le point de dĂ©part est toujours de recruter les meilleurs talents, qu’ils soient hommes ou femmes, immigrĂ©s ou plus âgĂ©s. Les deux qualitĂ©s masculines et fĂ©minines jouent un rĂ´le important dans l’Ă©ducation des enfants. Il semble appropriĂ© de laisser entrer en ligne de compte de manières Ă©gales les compĂ©tences Ă©ducatives spĂ©cifiques masculines et fĂ©minines. Je ne voudrais pas m’enliser dans des clichĂ©s d’hommes et de femmes dans l’Ă©ducation, mais c’est ma prĂ©occupation de laisser ces deux aspects entrer en ligne de compte… »

Me Poncin, enseignante au 1er degré dans une école bruxelloise a conçu un jeu style jeu de l’oie et propose aux élèves de découvrir la condition féminine à l’époque contemporaine. Au départ du jeu les élèves choisissent un pion et au fur et à mesure du jeu découvrent son genre, masculin ou féminin. Au cours du jeu les élèves découvrent que les pions « féminins » avancent plus difficilement (arrêt durant un ou deux tours, recul…) cela étant du aux différences entre hommes et femmes (éducation, droit de vote, travail…), différences qui s’amenuisent petit à petit au fil du temps.

La question qui a ensuite été posé concernait la manière de faire pour stimuler l’attention pour le genre dans la formation supérieure des enseignants. Les pistes que j’ai évoquées au nom de la CSC-E ont été les suivantes :

« Si l’on vise une formation de qualité pour nos futurs enseignants, il y a beaucoup de choses à faire et la problématique du genre risque de passer bien après d’autres choses.

Dans la formation initiale, nous devons travailler énormément sur les savoirs et les savoir-faire avec nos étudiants. On travaille les différentes matières (le français, les mathématiques, les sciences…) et la méthodologie. Cela laisse peu de place pour le reste (apprendre la concertation, connaître l’institution scolaire, établir de bonnes relations avec les parents,…).

Aujourd’hui la formation se passe en 3 ans mais on parle de l’allonger à 5 ans ; nous pouvons en tant que syndicat appuyer des projets où des cours envisageraient le savoir-être dont la question du genre. On pourrait aussi l’envisager dans la formation continue.

Mais peut-être pouvons-nous avoir un angle d’attaque via l’ensemble des enseignants d’une haute école et ceci par le Conseil de Prévention et de Protection au Travail. Le conseil peut lancer une campagne de sensibilisation de tous les enseignants d’une école. C’est vrai que l’on a beaucoup de choses à penser mais on pourrait peut-être commencer par la journée de sensibilisation, de « contamination » à la problématique du genre (pour se donner le virus…), puis peut-être une semaine (de soins intensifs…)… »

De la maternelle au diplôme, les stéréotypes en action

Lors de cette table ronde Mme Sophie Pereira (Université des femmes) nous a présenté la recherche « Égal-e avec mes élèves C’est tout à fait mon genre ». Les résultats de cette recherche ont été concrétisés par la rédaction d’une brochure qui se veut une petite littérature à l’usage des profs qui se soucient des filles et des garçons.

Dans cette brochure, aucune pédagogie en particulier n’est conseillée, aucun courant n’est préconisé plutôt qu’un autre. Il n’y a pas de « recette » ou de « méthode-miracle » mais des pistes, entre autres :

-          porter attention à la répartition des tâches

-          porter attention aux stéréotypes sexués présents dans l’environnement et développer l’esprit critique par rapport à ceux-ci

-          porter attention aux interactions dans les groupes entre jeunes et avec les équipes éducatives, à la répartition du temps de parole entre les filles et les garçons

-          s’auto-observer, et/ou s’observer entre collègues…

Une initiative du cabinet Marcourt

De nouveaux budgets FSE permettent de donner un nouveau développement au projet FSE « Filles-garçons, une même école », créé entre 2007 et 2009 par une équipe l’EAD (Enseignement à Distance de la Communauté française ; http://www.ead.cfwb.be/index.php?id=offre_egalite_filles_garcons). 

Succinctement, les objectifs du projet « filles – garçons, une même école 2 » sont les suivants :

-          Objectiver les causes des disparités filles/garçons dans les filières de l’enseignement supérieur et hommes/femmes dans les carrières académiques ;

-          Concevoir un module de formation à l’approche du genre dans l’enseignement, partant de l’outil de sensibilisation à l’approche du genre, créé par l’EAD, dans le cadre du 1e projet FSE « filles-garçons, une même école » qui a pris fin en décembre 2009, et destiné :

  • Aux profs de pĂ©dagogie des HE et Unifs, sachant que si le dĂ©cret HE a Ă©tĂ© modifiĂ© sous la prĂ©cĂ©dente lĂ©gislature pour intĂ©grer l’approche du genre dans le module de 30h relatif Ă  l’approche de multiculturalitĂ© Ă  l’école, les profs de pĂ©dagogie, pour peu qu’ils connaissent cette modification n’ont pas encore Ă©tĂ© outillĂ©s pour intĂ©grer l’approche du genre dans leur cours ;
  • Aux enseignants en fonction (via l’IFC) ;
  • Aux profs de pĂ©dagogie de l’EPS qui prĂ©parent au CAP. 

-          Expérimenter le module auprès des 3 publics cibles et assurer sa diffusion après évaluation positive. 

La problématique du genre est donc au cœur de divers projets et nos politiciens s’en préoccupent. Pas plus tard que mercredi 15 décembre le parlement de la Communauté française a adopté à l’unanimité une proposition de décret visant à une répartition équilibrée des hommes et des femmes dans les organes de gestion des organismes de la Communauté. Espérons que d’ici peu le genre ne soit plus un problème…

Claroline aujourd’hui et demain

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ACCU2009 (Annual Conference of Claroline Users)

 

Conférence inaugurale (Parnasse Deux-Alice, 18/05/09)

Claroline : entre tradition et modernité (M. Lebrun)

Claroline connaît son succès (2ème plateforme européenne derrière Moodle), par sa simplicité et ses outils peu nombreux, par son ergonomie. C’est un outil facilement accessible aux enseignants.

Tradition

Enseigner… c’est mettre en place des conditions dans lesquelles l’apprenant puisse apprendre. Claroline sera une valeur ajoutée s’il y a un changement dans le paradigme Enseigner-Apprendre

eLearning, c’est le mot choisi mais on parle aussi de eWorking

Il est nécessaire de se donner un modèle d’apprentissage, une organisation (ex. comment améliorer les performances d’un moteur si l’on ne sait pas comment fonctionne un moteur ?). Claroline a été construite sur un modèle :

 

 

 

En action, cela donne :

- Informer et rassurer les étudiants

- Proposer des activités

- Mettre des ressources Ă  disposition

- Permettre les interactions

- Que l’étudiant puisse publier ses travaux

 

Et aujourd’hui ?

Le web est en train de développer l’empan de notre cerveau…

Document de Sébastien Stasse (2007)

L’important est de réfléchir sur la manière d’enseigner à l’étudiant, sur les conditions nécessaires pour qu’il apprenne.

Le Web2.0 = interfaces permettant aux internautes d’interagir avec le contenu des pages et entre eux

 

Claroline 2.0 ?

Agoravox, Zotero, Google doc

Noter, publier, communiquer sur le Web

Facebook

Partager, créer des réseaux

Alert Google…

Recevoir les informations sur son mail ou dans son navigateur chez soi

Bureau virtuel

Ça fait beaucoup… On a besoin d’agrégateur…

 

N’oublions pas que l’on apprend en soi, en s’appropriant. « Je ne sais pas apprendre à ta place » nous a-t-on certainement dit…

 

On peut joindre au modèle proposé les concepts suivants relayés par plusieurs outils sur le web : centration utilisateur, infiltration multimédias, outils d’apprentissage, réseautage social et outils de production.

 

Les outils sur le web sont nombreux. Ce qui est intéressant c’est de retrouver les invariants de tous les outils entrant dans ces catégories pour garder ce qui fait la richesse de Claroline, c’est-à-dire simplicité, souplesse et stabilité

 

Claroline : entre tradition et modernité (P. Mercenier)

Une première approche

Trois axes importants : le contexte (école mais aussi dans l’entreprise) ; les besoins ; les utilisateurs (enseignants mais aussi des coachs, GRH…).

Les utilisateurs ont des besoins variés dans des contextes variés.

Il est préférable de disposer des outils variés configurables selon les contextes.

Les utilisateurs ont des cultures et des personnalités différentes.

Claroline devient un outil permettant à l’utilisateur de créer, de gérer, de relier ou non de partager des espaces de travail et de collaboration.

 

D’aujourd’hui à demain

Lignes de force

- L’utilisateur d’abord qui est au cœur de Claroline

- Interaction avec des environements variés

- Développement et partage de ressources

- Dispositifs variés correspondant à des usages variés et contextes variés

- Noyau de base, modularité et personnalisation des interfaces

 

La simplicité c’est la sophistication suprême… L. De Vinci

 

Apprendre à l’ère du numérique : du LMS à l’environnement d’apprentissage (Florence Meichel ; Blog Apprendre 2.0)

« Si les nouvelles technologies nous libèrent du devoir de mémoire, elles nous condamnent à être intelligents » M. Serres

Un processus d’émancipation et un autre d’individuation sont en route. Il y a un couplage entre les acteurs, les outils, les contextes et les codes. (Perspective-numerique.net/whakka.php…)

Coproduction permanente entre les individus qui se transforment et le monde. Cela change le rapport au savoir. L’émergence du sens se place au niveau individuel et aussi collectif. En acte, nous apprenons à être intelligent

Système auto-poïétique – enaction

Design

Capacité des systèmes à s’autoréguler

Architecture Client-Serveur vs Architecture P2P, pair à pair : elle n’affaiblit pas le système (surcharge de connexions) (identika, ewikiconcerto…). Accéder aux outils quels que soient l’endroit, le lieu, le moment

Gestion de la reliance : OpenID, système mutualisant login et mot de passe ; web sémantique

Dimensions à visées formatives

Relation à l’autre : s’attacher à sa propre identité mais aussi être capable de gérer des liens

(synchrone, asynchrones, présentielles, distancielles, virtuelles)

Partage : attention, veille (twitter, outil de veille aléatoire), tags (cohérents et visibles pour soi et pour les autres), coopération, intelligence collective. Le sens commun émerge de ces relations coopératives.

Collaboration : la réussite de l’ensemble dépend de la réussite de chacun : intentionnalité, répartition des tâches, outils de co-construction, outils d’organisation, focus sur efficacité (wiki, madmapping -mind master- )

Apprendre entre pairs

Enseigner, c’est apprendre deux fois ; expliquer quelque chose à quelqu’un a une visée formative pour soi (co-apprenance) ; l’important est que les acteurs deviennent producteurs.

Evaluation

Evaluation formative, outils, IEML (arbre de compétences – Pierre Levy), cartographie, mise en sens

Identité numérique temporelle

Albertine Meunier, Yann Le Guennec, Olivier Auber (générateur et agrégateur poïétique)

Identité numérique projective (ce que nous projetons, c’est un feedback de nous-même, un signe de nous-même)/ identité numérique connective

Posture de l’accompagnement bienveillant

Je / Nous → J’apprends / Nous apprenons quelquechose → Nous apprenons comment nous apprenons

Ethique

Construire des espaces dépassant le paradoxe de la vitesse. Tout va très vite. Steve Wheeler, pas d’espace pour l’apprentissage informel dans le LMS.

La posture du professeur devient celle de l’accompagnement et s’inscrit dans l’apprendre à apprendre.

Débat sur l’enseignement avec des politiciens (Loverval 07/05/09)

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Pour le PS : Christian Dupont (CD)

Pour le MR : Patricia Potigny (PP)

Pour le CDH : Philippe Wautelet (PW)

Pour Ecolo : Luc Bogaert (LB)

 

1. Priorités des partis pour l’enseignement obligatoire

PS CD met en évidence l’importance de la langue de l’enseignement ; il relève le problème des écoles où se trouve un public homogène mais pauvre qualitativement.

CDH  PW précise que l’enseignement est au centre de la campagne du CDH (éducation des moins de 25 ans et participation de tous les acteurs) ; il privilégie des pratiques pédagogiques qui développent la citoyenneté avec plus de solidarité.

MR Pour PP l’école est le premier lieu de socialisation ; il faut réhabiliter les valeurs de l’effort, du travail et du mérite ; une meilleure orientation scolaire aura un effet au niveau de l’échec scolaire ; il faut permettre à chaque enfant de choisir son école (= mixité sociale) ; l’aide des parents est plus difficile si la langue de l’école fait défaut.

Ecolo LB explique que des écoles ne proposent que de l’enseignement général ; une idée : le financement différencié (avoir par ex. des moyens pour la remédiation, ou pour l’aide logopédique ou psychologique…) ; l’hétérogénéité est une richesse mais cela demande un travail plus important, donc des moyens…

Que comptez-vous faire pour les familles ?

LB propose un plan de cohésion sociale : arriver à ce que la politique communale de cohésion puisse entrer dans l’école, à ce que les projets soient communs.

Pour CD, aimer et soutenir les parents ; valoriser les parents dans le projet des écoles ; le fait que les parents ne savent pas suivre le travail de leur enfant est le problème principal ; ils ne délèguent pas à l’école ; ils ne peuvent pas suivre. Un parent veut le meilleur pour son enfant mais à certains moments il ne sait pas ce qu’il doit faire.

PW souhaite de réapprendre à communiquer avec les parents (journal de classe, bulletin) ; prendre le temps de les rencontrer ; la question devient « Que faire à la maison pour que l’enfant trouve les bonnes conditions pour remplir son métier d’élève ? ».

Pour PP renforcer l’accueil extrascolaire : des solutions existent déjà ! (écoles des devoirs, accueil en bibliothèque, …) ; les faire fonctionner au mieux ; former les enseignants aux nouvelles difficultés rencontrées par les enfants (dyslexie, dyscalculie)

LB propose aussi de travailler avec l’éducation permanente ; on pourrait partager ce qu’il y a lieu de prendre en charge

Pour CD, avec les primo-arrivants, les classes-passerelles donnent de bons résultats ; les enfants qui sont en Belgique depuis plus longtemps posent plus de problèmes.

PW : acceptons de laisser les parents entrer dans l’école.

 

2. La formation des enseignants : recrutement, formation, fidélisation

CD La pénurie est bien présente mais les étudiants sont plus nombreux dans les écoles normales ; pour ce qui est du coaching : des efforts sont faits pour les 57, 58 ans ; l’évaluation de notre système d’enseignement est une grande évolution de cette législature ; si des difficultés sont repérées les inspecteurs et conseillers pédagogiques ont un rôle à jouer.

LB Il y a eu revalorisation barémique ; être engager dans un bassin d’écoles stabilise l’emploi ; le travail en équipe est important.

PP Il ne faut pas généraliser la vision de l’inspection sur des expériences malheureuses ; pourquoi ne pas donner la possibilité de rémunération pour heures supplémentaires ; elle se prononce aussi pour une revalorisation de l’image de l’enseignant qui travaille plus que 20 ou 22 h /semaine (temps de correction, de préparation, de recherche…) ; c’est une bonne idée d’essayer de garder les plus anciens mais en allégeant leur charge.

PW On parle d’évaluation des enseignements ; un enseignant a droit à l’erreur et à entendre des conseils ; est-on prêt à être coacher ? On doit être prêt à être accompagné. La formation continuée surtout en début de carrière est nécessaire pour mieux se construire.

LB 3+2 : possibilité après les 3 ans de travailler deux ans dans un mi-temps rémunéré avec un travail de recherche en HE ou Univ ; il est bon d’engager une réflexion avec tous les acteurs s’il y a réforme.

Pénurie – Programme – 3+2

PP propose de combattre la pénurie en rétribuant les heures supplémentaires ; bien définir le cahier des charges du 3+2 ; confronter le futur enseignant aux différents milieux qu’il va rencontrer.

CD présente l’idée d’avoir un retour des étudiants deux ou trois ans après leur sortie de l’école normale (journée de post-formation) pour rompre la solitude de l’enseignant et faire le point sur les difficultés rencontrées.

PW donne l’exemple du médecin qui continue à se former tout en professant car la médecine évolue et nécessite une constante mise à jour.

PP ajoute la valorisation de l’expérience utile.

 

3. Zoom sur l’arrondissement de Charleroi

PW Pour la D+ il y a intention de se doter d’outils de mesure pour évaluer les effets ; chance pour Charleroi que des projets interréseaux (bassin + aéropole) ; toute fusion profitable si elle est faite dans une logique gagnante.

CD reparle de l’encadrement différencié : c’est un apport aux écoles, et les acteurs de terrain ont été impliqués ; création de CTA et de bassins scolaires ; le problème de l’enseignement technique et professionnel provient du fait qu’il un deuxième choix et/ou conséquence d’un relégation ; le débat a été si important à propos du décret « inscriptions » qu’il sera remis sur le métier avec tous les acteurs scolaires et politiques ; une fusion est une vraie chance mais il ne faut pas que l’un mange l’autre…

LB demande d’évaluer le décret et d’imposer la mixité ; mettre en place des conseils de tous, des concertations ; intégrer les valeurs et donner des outils à l’enseignant pour y arriver.

Selon PP la violence commence en dehors de l’école et il faut la gérer à l’intérieur : il est nécessaire de responsabiliser les parents par rapport à cela, aussi face aux absences, face au décrochage scolaire ; elle évoque une expérience d’un module de 9h pour les élèves de 1ère secondaire durant lequel ils ont découvert des métiers manuels ; l’immersion linguistique demande effort et travail et ce n’est que dans trois ans que des résultats seront observables ; les universités sont des moteurs culturels.

Immersion

PW Le choix de l’immersion dans le fondamental a été fait pour garder la possibilité de proximité ; cela a aussi favorisé la mixité sociale ; généralisation s’il y a une volonté politique (ex. du Luxembourg) ; les initiatives sont bien entendu les bienvenues

CD La solution sera construite par tous les acteurs ; la généralisation de l’immersion peut se réaliser si des précautions sont prises (il est plus difficile d’y entre à 10 ans qu’à 6) ; les enseignants sont très « matières » et « contenus » ; pour ce qui est de la question des réseaux, évitons des discussions inutiles ; préférons mettre les réseaux en réseau, mettre les enseignants en réseau ; pour ce qui est du cours de religion, les profs ont un bel avenir devant eux car c’est une matière définie dans la constitution.

LB L’enseignant doit s’adapter et mettre les élèves dans des situations d’apprentissage et lui donner des méthodes d’apprentissage ; s’il y a moins de réseaux il y aura gain d’argent: c’est un choix politique à faire.

PP termine sur l’importance des compétences par rapport aux savoirs ; selon elle l’existence des réseaux est une richesse, et insiste surtout sur l’autonomie qui est accordée aux PO.

 

4. Conclusions (M. Degand)

MD remercie les participants ainsi que les intervenants et nous invite à prendre le verre de l’amitié.

Cinq lignes de forces pour la catégorie pédagogique de la HELH@

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Lignes de force et commentaires

 

-          À l’instar du plan de société établi pour la future HELH@, rédiger un cahier des charges départemental visant la qualité d’un enseignement supérieur de proximité dans des institutions à taille humaine.

 

Commentaire : il ressort de la table ronde de la CSC-E du 26 mars dernier que nos ministres (ou du moins leurs représentants) verraient bien une pause dans le processus actuel et une discussion avec tous les acteurs ; un refinancement s’avère impossible dès lors on se fixe comme objectif d’essayer de mieux utiliser ce qui est ; on défend aussi qu’au niveau du type court, un enseignement supérieur proche et à taille humaine est nécessaire.

 

-          Réussir la fusion de trois ensembles pour une catégorie pédagogique performante avec des équipes éducatives stables et dynamiques.

 

Commentaire : le processus de fusion est lancé, il est important d’avoir des personnes capables de réfléchir à ce que sera l’avenir de la catégorie mais aussi défendre des équipes dynamiques qui travaillent sur le terrain et ne demandent qu’à être stabilisées ; tous les acteurs sont concernés et les enseignants ont leur mot à dire. Il faudra ensemble résoudre la question de la mobilité.  N’oublions pas la question du management ; aujourd’hui les technologies de l’information et de la communication présentent un relais pertinent pour conduire et motiver des équipes à distance qu’elles soient pédagogiques ou administratives.

 

-          Promouvoir les valeurs chrétiennes et une politique sociale qui respectent chacun dans son cheminement humain et spirituel

 

Commentaire : suite aux diffĂ©rentes rĂ©formes nous assistons Ă  un accroissement du volume de nos H.E. et celui-ci risque de fragiliser les relations humaines au sein de la communautĂ© Ă©ducative. Il est donc important de maintenir un contact personnalisĂ© avec tous les acteurs de cette communautĂ©. Il s’agit de rester attentif Ă  chacun, dans le respect de ses droits Ă  Ă©voluer sereinement dans un espace gĂ©rĂ© de plus en plus, faut-il le dire,  par des impĂ©ratifs Ă©conomiques.

 

-          Défendre un curriculum de formation « baccalauréat professionnalisant » porte ouverte sur l’emploi mais aussi vers les masters en éducation.

 

Commentaire : Des réflexions au niveau du Conseil supérieur pédagogique évoquent une réforme de la formation des instituteurs et des régents en 5 ans (3+2 ; un baccalauréat suivi d’un master). Nous devons défendre le 3 et le garder avec son atout professionnalisant. Si les étudiants veulent un plus dans leur formation, avec ou sans travail sur le terrain, le master doit leur être ouvert et leur permettre d’acquérir un barème supérieur en fonction de leur titre.

-          Établir des partenariats d’e-learning éducatif (HE, Enseignement à Distance de la Communauté française, Forem, Réseau NetTrainers)

 

Commentaire : il est temps de partager les atouts des HE afin d’ouvrir des partenariats et offrir des modules voire des formations en ligne (remédiations, exercices, recherches, approfondissements…). Oublions la gloire d’un « deal win-win » pour une coopération visant un avenir meilleur pour nos étudiants, les seuls et vrais gagnants de demain !

 

 

 

ComplĂ©ments dans la rubrique CSC-E : deux articles sur la table ronde CSC-E du 26 mars 09 et sur la rĂ©fome de la formation des instits (en cours de rĂ©flexion…)

Semaine sociale du MOC

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Crises et sorties de crises

(87ème semaine sociale du MOC – CEME Dampremy – 16-17/04/09)

 

Crises et croissance : une lourde interpellation pour le mouvement social (Djegham – Kreger)

Position du problème et des interpellations qu’il pose au mouvement social

 

L’économie est le terrain d’échanges de biens et de services, définition certes basique. Le modèle libéral donne priorité à l’action économique, à la somme des actions individuelles, aux intérêts ; bref, le marché transforme la somme des actions en bonheur collectif… Mais la croissance est insoutenable pour la collectivité ; une régulation s’avère nécessaire…

1. Rapports et crises

-          rapport capital – travail ; prise de risque  négative pour l’état au détriment des travailleurs

-          rapport Nord – Sud ; coopération en baisse vu les dettes encourues dans les politiques actuelles

-          rapport travail homme – femme ; inégalités toujours présentes

Ces rapports sont accentués par les crises.

2. La richesse ?

Nos sociétés ont inventé le PIB (quantité de biens et de services que la production amène sur le marché et que les individus consomment)

Richesse d’une société ? nourriture, logement, soins, participation à la chose publique, libertés individuelles, éducation, conditions de vie… Le PIB est loin de penser à cela. L’inutile est devenu utile (ex. produits de luxe)

Peut-il y avoir un contrôle social sur la production ?

3. La question de l’énergie ; quelques constats

Le prix des denrées alimentaires : moins de surfaces à cultiver ; pression sur les prix (augmentation) et les salaires (baisse)

Capitalisme vert ; remplacer les énergies fossiles par les énergies renouvelables ; taxer les voitures polluantes et primer l’achat d’une voiture verte est défavorable à celui qui a peu de moyens… Il y a assez d’énergie renouvelable pour couvrir tous les besoins de la planète ; le passage aux énergies renouvelables nécessite beaucoup d’énergie fossile.

Culpabilisation de l’individu

4. Les nouvelles mobilités

Pauvretés et exclusions ressurgissent de manière plus criante. Le capital a changé : réseau de communication, capitalisme de la connexion ; management à distance et conflits de proximité.

Le pouvoir de la finance : nouveaux dictat des mobiles ; pouvoir de la multinationale délocalisable sur l’entreprise locale… L’aulne de la mobilité sépare les inclus et les exclus.

Pourquoi ne pas rematérialiser et relocaliser l’économie ?

5. Pistes

Mondialiser les luttes sociales : créer des alliances ; unités contre divisions. Penser ensemble, réfléchir ensemble pour agir… Créons la lutte des mêmes (RoyalBoch : il y a des travailleurs en Belgique, au Portugal et en Chine)

Réduction radicale du temps de travail ; profitons de la technologie pour vraiment s’émanciper puisque c’était son but…

Renforcer la démocratie… Création d’une intelligence collective… Redonner une utopie… Education populaire et action collective pour une meilleure émancipation de tous les travailleurs.

Conclusions

Construire une société qui donne des raisons de vivre… Définir un projet de société et ne pas se contenter de gérer…


Le capitalisme est-il durable ? (Perret)

Les éléments fondateurs de notre système économique revisités à la lumière des nouveaux enjeux du développement durable

 

Crises économique et financière ; crise sociale ; crise écologique… Difficulté et complexité de la situation. Les crises montrent les limites de notre modèle de croissance. Le capitalisme pose son action sur la marchandise alors que l’homme a plus besoin de services. Ralentissement de la productivité : un symptôme le plus clair. La crise écologique touche le cœur de ce qui a été notre prospérité.

Incapacité de notre système à prendre en main le long terme… Le courttermisme touche nos entreprises mais aussi nos politiques…

Stratégies, indicateurs, tout est en place mais s’élève un sentiment d’impuissance et la pensée que cela se règlera ailleurs… D’un côté, il y a les défaitistes (fatalistes attendant la catastrophe régulatrice), de l’autre les optimistes (avancée technologique). Pour répondre aux défaitistes, citons Hans Jonas : le premier de nos devoirs est que la vie humaine continue, devoir impératif auquel nous devons nous soumettre. Pour les optimistes… Il n’y a pas de remède miracle dans les cartons scientifiques actuels… On doit s’attendre à vivre dans un monde où l’énergie sera plus rare et chère ; il n’y a pas de sortie 100% technologique… Les grandes mutations ont historiquement été le fruit de changements techniques mais aussi politiques et culturels (mode de vie, mode de consommation, gouvernance, valeurs)

Faut-il aller vers la décroissance ? Faire la même chose en moins ? La réalité ne peut pas être ça car les progrès vont évoluer (ex. nanotechnologie… monde médical). L’innovation va continuer (ex. TIC). Parlons plutôt de développement durable.

Le développement durable devra être compatible avec l’éco-système planétaire. Il devra respecter les lois fondamentales de l’éco-système (système économe en énergie qui l’utilise intelligemment ; recyclage des déchets dans des boucles naturelles (monde animal) – boucle courte dans l’industrie – ; symbiose et interdépendance des organismes naturels – coopération simpliste dans notre marché –)

Economie de fonctionnalité (ex. système de mutualisation d’automobile) : on maximise le service produit par le bien créé (utilisation des vélos dans les grandes villes). Passer d’un système de propriétaire à celui de l’autopartage (effet : parcimonie dans les dépenses et réduction de 30% dans les dépenses dans le cas de voitures partagées)

Développement d’une mentalité de co-propriétaires. Il n’y aura pas de développement durable sans revoir notre système de propriété.

Collectivisation des biens culturels ; la propriété intellectuelle est un combat d’arrière-garde, c’est la rémunération de la création qui est à revoir.

Qualité (vie, environnement, paysage) et beauté (devenir jardinier pour cultiver notre jardin mais aussi notre culture).

Il faudra passer à la vitesse supérieure à un moment donné quand on sera convaincu que ce vers quoi on va est meilleur ; nos sociétés vont alors fonctionner autrement (tel ce qui s’est passé aux USA quand ils ont changé de politique économique et sociale en 1942 – époque d’un effort de guerre –).

 

De la crise financière aux crises économiques et environnementales (Pochet)

L’état du débat au niveau syndical européen, en particulier du point de vue de l’arbitrage  emploi – environnement

 

Retrouver un langage commun pour construire un projet commun

Réchauffement climatique : il y a consensus scientifique sur les hypothèses ; les enjeux sont ne sont pas visibles (co2 ; extension des espèces…) et le jour où ils le seront ce sera trop tard. Il est bon de rendre visible l’invisible et d’essayer de globaliser la résolution de la problématique.

Dès lors, il est intéressant de fixer des objectifs à moyen et long terme, être coopératif plutôt que compétitif…

Deux options :

-          Progrès ; incitation de nouveaux marchés… mais cela ne résout pas le problème si on y arrive en 2100 !

-          Avoir les rentes de l’innovation

L’enjeu est de changer de paradigme (ex. pour la justice sociale) où des discours différents sont convoqués. On en est au début d’un chemin nécessaire.

Où en sommes-nous au niveau des instruments de mesure ? La mesure du PIB est insuffisante ; quid du reste ?

L’état providence : comment redéfinir cela dans la globalisation ?

Le retour de l’état pour conduire au changement : si on veut atteindre 80% de changement il y aura des restructurations massives… Investissements massifs (dans l’éducation ? comme après la guerre 40-45 aux USA ?)…

Il n’y aura pas de réponses au changement climatique si les travailleurs ne peuvent pas entrer dans un nouveau modèle de simplicité volontaire si d’autres restent dans un système de complexité volontaire…

Comment changer de paradigme ? Construire une table de consensus et une table de conflit pour le dépasser.

 

Des effets de la globalisation sur les inégalités (Dupret → Le krach mondial)

Une approche de l’impact de la mondialisation sur les milieux populaires et du travail

 

Relation entre mondialisation et inégalités (Robert Reich)

Inégalités croissantes ; au Nord, on a les idées mais pas les usines. Au nord, ne resteront que les postes de « manipulateurs de symboles ». Qu’est-ce qui recule ? 0 $/h, oui mais qu’en est-il de la paupérisation ? Elle, elle avance.

Contradiction mondiale

Crise : comment faire consommer des gens dont le poste de travail a été donné à de petites mains… ? Endettement (le secteur privé américain a emprunté 3000 milliards de dollars au reste du monde et en tout premier lieu la Chine). Mais le système ne produit plus de richesse.

Si demain le Sud ne subsidie plus nos produits de consommation ? La question du protectionnisme est de retour. Comment va-t-on relocaliser de l’activité économique au Nord ? Ou alors financer la protection sociale des travailleurs étrangers ?

Des emplois seront perdus si on continue dans la mondialisation et le transfert des postes de travail… Saura-t-on relocaliser ?

 

Du fatal enchaînement des crises et de la manière d’en sortir (Houtard)

L’union des crises est constitutive d’une crise de civilisation. On peut en sortir, sans passer par la guerre.

 

1. La crise

On est devant une crise de civilisation et l’enjeu est de reconstruire l’utopie, un modèle de vie sensé.

Lecture de ce sujet

Dans le modèle libéral la crise est un moyen correctif, une manière de guérir le système et de rétablir les bases économiques… « Nous sommes tous sur le Titanic même si certains sont en 1ère classe » (Liliane Georges). Il faut une approche globale pour sortir de cette crise et c’est une entreprise holistique, c’est-à-dire qu’il faut intégrer le changement dans tous les domaines.

- Crise alimentaire : agriculture verte, 50 millions de personnes sont passées sous le seuil de pauvreté, agriculture paysanne qui se transforme en agriculture productiviste

Contradiction : continuer à soutenir le système / éradiquer la pauvreté

- Crise énergétique : fin du cycle des énergies fossiles (d’ici 50 ans) ; changement de modèle par une diminution radicale de la demande d’énergie

Solution pour le capital : l’agro-énergie (le Brésil prévoit 70 millions d’hectare d’exploitation de cannes à sucre pour la culture de maïs à éthanol) ! Cela détruit la bio-diversité et expulse les petits paysans vers les bidonvilles des grandes villes…

- Crise climatique : émission de co2… Nous produisons de plus en plus de co2 et nous détruisons de plus en plus de puits de co2 (océan et forêts). En septembre, on a épuisé le renouvellement annuel de la terre… En Belgique ce fut en mars !

Répartition des revenus dans le monde par tranches de 20% de la population : schéma dit de « la coupe de champagne » (80% des richesses pour 20 % de la population)

 2. La reconstruction de l’utopie

Propositions

- Enfermer les dirigeants à Guantanamo et continuer comme cela…

- Réguler le système : il y a alors la formule du G20 ; il y a aussi la réforme du système monétaire, en vue de la réunion du G192 ; mais on a aussi besoin d’alternatives

- Trouver de nouveaux paramètres pour la vie collective de l’humanité : rapport à la nature ; produire la base de la vie ; organisation socio-politique ; type d’éthique pour la culture

Utilisation responsable et renouvelable des ressources de la nature : passer de l’exploitation au respect (patcha nomma)

Privilégier la valeur d’usage sur la valeur d’échange (la valeur du verre d’eau est différente si on en a besoin ou si on le vend)

Généralisation de la démocratie dans tous les domaines : rendre les êtres humains acteurs de leur société ; penser l’homme comme un « sujet »

Multiculturalité : ouvrir cette possibilité face au monopole de la culture occidentale ; construire une éthique nouvelle

Cela relève d’une utopie, oui mais nécessaire car elle pourrait se faire !

Eau, semence, santé, éducation… les retirer des démarches de mercantilisation…

Le « bien vivre (good viving) » plutôt que la croissance…

Certains ont dit : « c’est une crise du capital sans lutte des classes… » Il faut développer un acteur social qui est un acteur de lutte.

Proposition : déclaration universelle du bien commun de l’humanité reprenant les 4 points développés ci-dessus pour permettre à cette utopie, peut-être vœu pieux aujourd’hui, de vivre demain.

 

Moins, mieux et autrement (Ozer)

Une approche des questions de développement vues sous l’angle de la consommation et de la mobilité

Nous vivons dans la pelure d’un fruit et nous sommes de plus en plus nombreux à vivre avec des besoins énergétiques croissants. De plus, nous assistons à l’augmentation de la t° moyenne, du niveau de la mer et le retrait important des glaciers. La concentration des gaz à effet de serre augmente également (co2, méthane, protoxide d’azote).

Une cascade de conséquences (ouragan, montée de la mer, inondations, sécheresse, réfugiés climatiques)

Lors la vague de chaleur en 2003 il y a eu un pic de mortalité : 79000 décès en Europe ! Des anomalies thermiques ont été observées (+ 4° par rapport à la moyenne) ; la forêt ardennaise a produit du co2 plutôt que le transformer !

Le réchauffement climatique a des impacts sur l’eau, les écosystèmes, l’alimentation, les côtes, la santé.

Nous et notre assiette (Noël pour 8 adultes)

Crevettes décortiquées en Chine pêchées en mer d’Ecosse (1600 km en avion ; 12 kg de co2)

Steak argentin + PDT + Salade (16000 km ; 16kg co2)

Salade de fruits exotiques : 117 000 km (3X le tour du monde (10 kg co2)

5,4 kg de nourriture, 163000 km, 38 kg de co2 (210km en voiture soit 13 litres d’essence)

Imposer aux distributeurs une information correcte sur l’origine des produits est une obligation légale.

Pourquoi pas un logo sur le mode de transport utilisé ?

Le prix du kérosène est moins cher qu’un litre d’eau mais il y 70 X plus de transports aériens qu’il y a 20 ans.

Consommer des produits du sud c’est toujours bien, mais la production ne rapporte pas nécessairement au producteur…

Diminution des pluies, augmentation de la population, utilisation maximum de terre pour cultiver, utilisation du bois disponible pour cuire les aliments… En 2020, jusqu’à 75 millions de personnes seront en déficience hydrique…

pierreozer.blog4ever.com

pozer@ulg.ac.be

 

Villages durables (Lambert)

Comprendre les enjeux de la ruralité pour (re)créer des villages durables : des pistes pour l’action locale

L’agriculture et la ruralité sont en crise ; il faudra aussi chercher des pistes pour en sortir.

La ruralité : ses caractéristiques sont le lien avec la production primaire, l’agriculture et la sylviculture ainsi qu’une densité de 150 ha/km2

Urbanisation des territoires : nous assistons à une croissance économique et démographique, au développement des infrastructures routières (+ 40 000 km entre 1966 et 2006) ; il y aussi les aspirations individuelles, les incitants communaux, le prix attractif du terrain…

Aujourd’hui, le village est devenu résidentiel et multifonctionnel

Occupation du sol (Wallonie : 1 688 400 ha) : il y a 50% de terres agricoles, 30% de forêts, 14% de terres urbanisées et 6% de terres non bâties

L’urbanisation gagne les terres agricoles et le nombre d’exploitation diminue (1980, 37843 exploitations ; 2006, 16557).

80% des céréales sont destinées à l’alimentation animale ; il y a aussi des fins non-alimentaires.

Nouvelle ruralité : évolution de l’espace bâti ; zone d’activités économiques tout à la route… ; évolution des services (disparition des postes, gares… commerce accessible en voiture en dehors du vilage…) ; zonage (fragmentation) ; compétition entre communes

Etalement urbain : une impasse

- pas de retour en arrière possible

- plus de finances publiques nécessaires

- changement environnemental

- inégalités sociales en terme de mobilité par ex.

- vie sociale des villages

- qualité de l’habitat en ville

- contribution au réchauffement climatique

Projet

- planification territoriale

- modes d’habiter

- environnement/biodiversité

- èconomie/agriculture

- cohésion sociale et culturelle ; participation citoyenne (moteur de la décision publique)

 

Discours de clĂ´ture (Jacques)

Crise globale et crises multiples

Depuis plusieurs mois le monde est touché par une crise globale et c’est une erreur de fixer le début à l’automne 2008 ; en fait depuis une dizaine d’années se succèdent une série de crises inhérentes à la logique capitaliste. La crise globale frappe différemment les populations ; ce sont les populations des pays pauvres qui sont touchées ainsi que les catégories les plus fragiles de la population des pays riches.

Quelles origines ?

S’il y a une origine due aux subprimes américains, il y aussi la faillite d’un système où des inégalités extrêmes sont apparues (accès aux ressources telle l’eau, salaires). La crise est donc d’abord et avant tout une crise de la répartition. Le capitalisme financier a besoin, pour vivre et se développer, de travailleurs mal payés, précarisés, insécurisés, mais aussi lourdement endettés pour consommer toujours plus. Nous prenons conscience aussi que nous sommes dans une impasse.

Un chemin de sortie de crise

Plutôt que de relancer un modèle libéral créateur d’inégalités, nous devons fonder un nouveau modèle de société dont l’objectif central est le développement humain, social et durable.

Des mesures d’urgence sociale

Il y a avant de tracer des pistes de sorties de crise à faire face à une urgence sociale : sauver autant que possible des emplois et garantir la sécurité d’existence de la population. Une mobilisation de toutes les énergies s’imposent pour que nos jeunes ne soient pas condamnés au chômage et à l’absence de perspectives. Proposons une innovation sociale où des formules nouvelles redistribuent l’emploi et les richesses. A revoir donc le plein emploi, la durée du travail et le modèle de croissance…

Construire un autre modèle de développement

Le modèle de croissance qui a été celui de notre société ne crée pas le bien-être pour tous ! Et c’est aussi des effets désastreux : suicide des jeunes, augmentation des maladies, accidents mortels, stress… Au sud aussi, misère, exploitation des enfants, mort au travail… La croissance se développe au détriment des plus faibles, des précaires et des pauvres.

La décroissance est là, sous la forme d’une récession ; elle est subie et non-gérée. Aux pistes non-productives (capitalisme régulé ; capitalisme vert), il faut trouver un autre chemin dont les objectifs doivent être plus d’égalité, plus de qualité de la vie et de bien-être collectif, par le respect des droits humains fondamentaux et de l’écosystème.

Des chantiers à mettre en œuvre :

-          la fiscalité : lutte contre la fraude fiscale par une administration équipée, efficace et performante ; impôt plus juste et progressif ; cadeaux fiscaux conditionner à la création d’emploi.

-          la sécurité sociale : défense et renforcement de notre système de protection sociale avec une cotisation sociale généralisée perçue sur tous les revenus du travail, même ceux du capital.

-          l’Etat et la politique : nous attendons de l’Etat qu’il remplisse pleinement son rĂ´le en vue du bien-ĂŞtre des citoyens (services de qualitĂ© et en suffisance)

 

Des politiques à mener par les Régions et Communautés

-          un instrument de mesure de l’indicateur du développement humain de nos populations

-          régions et communautés ont les compétences pour orienter un développement durable

-          continuer une politique participative (déclaration commune gouvernement, acteurs de l’enseignement et interlocuteurs sociaux) en matière d’enseignement (ex. logique de régulation en bassins scolaires inter-réseaux)

-          revalorisation de l’enseignement qualifiant

-          politique du logement équitable aidant ceux qui en ont le plus besoin

-          développer et consolider les services non-marchands (enfance, personnes âgées, santé, culture) lieux d’emplois durables, non-délocalisables et créateurs de bien-être ; mise en œuvre de la charte associative

Et l’Europe sociale

Défendons une Europe sociale et une politique d’asile et d’immigration dictée par des objectifs sociaux et le respect des droits humains

Pour conclure

La conscience collective peut l’emporter sur la course au profit et au sauve qui peut individuel. Nous pouvons décider, et nous mobiliser, pour choisir une autre société, qui garantit à chaque être humain le respect de ses droits fondamentaux et qui offre un avenir de bien-être et de qualité de vie de chacun.

Table ronde CSC-E du 26 mars 2009

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TABLE RONDE CSC-E « LE VENT DES FUSIONS »

NAMUR – IESN – 26 mars 2009

 

 

INTERVENANTS :    MR                 → T Lejeune (TL)

ECOLO          → E Hoyos (EH)

CDH               → M de Lamotte (MDL)

PS                   → F Daerden (FD)

MOC              → Th Jacques (TJ)

 

 

 

0. Introduction par A-F Vangansbergt

 

1. Première thématique

L’évolution du paysage et les objectifs de Bologne : quels liens ?

Les fusions : quelles plus-values ?

L’accessibilité, la proximité, l’ancrage régional : quelles garanties ?

 

MDL

Le CDH n’assimile pas ses fusions à des restructurations ; au contraire cela peut permettre à notre enseignement de s’ouvrir aux nouveautés.

Aucune taille critique ne sera définie pour ne pas mettre en péril les écoles à petite population. Les fusions permettront de développer des synergies, poursuivre des projets de recherche… Il y aura des mises en commun de moyens, des mises en commun de potentialités. On peut envisager des codiplômations, créer des passerelles.

Les académies vont s’élargir tout en gardant les spécificités des partenaires. Nous devons réfléchir aux habilitations et avoir une bonne offre de formations.

TL

MDS n’a pas suivi l’esprit créé par la création des trois académies mais a plutôt travaillé par à coups en étant plus régionaliste. Des secteurs ont été bien refinancés (recherche) ; une réflexion devrait se faire sur les critères de refinancement ; pas question de privatisation pour l’instant mais bien une réflexion sur la manière de trouver des moyens de refinancement.

Le type court a beaucoup d’étudiants. Faut-il les associer aux académies inter-universitaires ?

Nous avons des pistes de réflexion (ex. pourquoi pas un capaes à l’univ ?). L’enseignant sera au centre des réflexions.

EH

Ecolo rappelle des spécificités faisant l’objet de consensus il y a 5 ans entre autres l’ancrage régional, l’accès à l’enseignement supérieur…

Une urgence se dégage dans le débat: marquer une pause dans le processus en cours et lancer une réflexion avec tous les acteurs politiciens et enseignants afin de mesurer l’adéquation


entre ce qui a été fait et le cadre établi il y a 5 ans. Il faut que ce débat aboutisse à un cadre Bologne 2 où la concurrence est régulée, où l’impact d’une fusion est calculé.

FD

HE – Univ : se battre pour maintenir ses deux branches de la formation. Les deux systèmes ont des spécificités propres et sont à maintenir.

Fusion : il faut viser une complémentarité mais aussi des économies afin de mieux dépenser en termes de qualité, de service aux étudiants, en terme d’attractivité, en terme d’ancrage local afin de garantir la proximité. Le législateur doit essayer de combattre les craintes qui s’élèvent (personnel enseignant, perte de moyens…)

Plus-value : concertation, complémentarité pour plus de qualité ; utilisation optimale de nos moyens pour une meilleure qualité

S’il y a une concurrence saine et une offre de formation plus large, cela joue en faveur de l’étudiant.

TJ

Bologne n’est pas venu du monde de l’enseignement mais du monde économique relayé par le monde politique. On peut répondre à cela de plusieurs manières. Les pouvoirs publics ont joué un rôle minimaliste.

Les institutions ont été placées dans une autonomie de gestion mais dans une enveloppe fermée, s’il y a bonus d’un côté, il y a malus de l’autre.

Le MOC pointe la question de l’accessibilité. Il préfère de la coopération plutôt que de la concurrence : un débat public est essentiel pour éviter les dérives (délocalisation ?). Il termine en évoquant l’utilité de modifier un décret pour conserver son réseau…

 

2. Deuxième thématique

L’attention aux acteurs : quelles mesures concrètes ?

Maintien de l’encadrement et avancées sociales : quelles propositions ?

La pénurie et les difficultés de recruter des professionnels : quelles suggestions ?

Nouvelles missions, nouveaux moyens ?

 

MDL

Avoir la possibilité d’engager des experts pour des missions d’enseignement est un plus.

Il y a un plus financier au niveau des projets « first » (région wallonne), de la démarche qualité, pour la réussite en 1ère…

Des plus peuvent aussi être apporté avec des « deal win-win »…

Des mots clés : complémentarité, synergie, partenariat, alliance, internationalité…

TL

Pour le premier cycle, l’étudiant doit trouver une formation proche de chez lui. Par après, il pourrait bouger un peu plus.

Si la qualité est là et que l’entité est petite, pourquoi pas ? Il est important de donner des balises fermes.

EH

Il faut être attentif à la massification, à la fragilisation du personnel. Il serait intéressant maintenant d’objectiver le ressenti des enseignants.

Les divers statuts pourraient être harmonisés permettre la mobilité.


Pour Ecolo une voie intéressante serait d’entrer dans la logique d’un financement différencié, en fonction du public que l’on a. Il pointe aussi les moyens pour financer les missions autres que celle de l’enseignement. Attirer des professionnels vers les HE, c’est bien mais il faut voir avec quels moyens.

On peut aussi évaluer aussi le capaes

FD

Les finances de la CF sont une contrainte. Une fusion bien balisée peut être bénéfique, mais il faut maintenir le statut du MDP.

A côté de la valorisation financière, il y a la valorisation de l’expérience de terrain.

TJ

Des évolutions existent et il faut s’adapter aux changements

Analysons la manière dont les fusions se font : en Hainaut, deux HE attachées à leur réseau avec des implantations autour de trois villes; au niveau de l’offre de formation l’idée de bassins scolaires (inter-réseaux) est peut-être meilleure.

 

3. Questions-Réponses

Refinancement ? EH, peut-être des correctifs sur l’enveloppe ; TL, voir ce qui peut être fait ; MDL, soutenir l’accessibilité, ne pas opposer les HE aux Univs, fusion et partenariat sur base volontaire ; FD si des marges se dégagent, les consacrer à l’enseignement et la recherche.

Solution MDS Luxembourg (he inter-province ou bassin inter-réseau)

Position du PS au niveau de fusion inter-réseaux : éviter le cloisonnement pour mieux utiliser les moyens ; ne pas avoir des tabous concernant les moyens privés. Nous relisons la p. 54 d programme du PS : « Il faut également faire en sorte que les fusions suivent davantage une logique géographique qu’une logique de réseau. ».

 

Massification ?

Bac professionnalisant en 2 ou 3 ans / Bac de transition?

HE et programme de recherche appliquée ?

Multicatégoriel ou monocatégoriel ?

Fusion ou alors norme et mort assurée ?

Balise pour les HE, et pour les Univ

TL, pour le MR, priorité à la qualité par rapport à la massification ; les Bac ont leurs spécificités et il faut viser la complémentarité

EH, viser la collaboration plutôt que la concurrence entre les Bac HE et ceux de l’Univ

MDL, rien n’a été dit sur des normes ; fixer les balises des uns et des autres pour un « deal win – win » ; assurer le financement des nouvelles missions

FD rapprochement HE Univ sans que l’un mange l’autre ; maintenir et même renforcer les spécificités ; créer les vecteurs de synergies ; assurer les passerelles

 

Il est rappelé aux représentants des partis que les enseignants sont surchargés ; les missions pleuvent et les moyens ne suivent pas !

 

4. Conclusions de Prosper Boulange

 

1) Que retenir des déclarations politiques où l’on a l’impression d’être dans une chambrée de jésuites en pleine nuit ?

CDH

Rapprochement des HE vers les académies en gardant les spécificités

CF maître de la gouvernance publique

 

MR

Axe vers les Univ en gardant les idéologies

Financement alternatif sous la gestion des pouvoirs publics

Appel à un décret cadre avec des balises fermes

 

Ecolo

Constat : spécificité, accessibilité, proximité

Urgence : pause, débat sur atouts et spécificités de l’enseignement supérieur

Proposition : nouveau cadre réglementaire avec trois questions : autonomie de gestion, régulation de la concurrence, financement du système

 

PS

Système dual : question de la complémentarité à retenir

Fusion : fédérer autour d’institution phare en misant sur une offre locale tenant compte des spécificités

 

MOC

Bologne : demande du monde économique

RĂ´le minimaliste des pouvoirs publics

Absence de projet pour l’enseignement supérieur

 

2) Clin d’œil vers les programmes des partis

PS programme comme celui d’un rapport de réviseur d’entreprise : rdv à la page 54

Ecolo programme décliné comme l’Ancien Testament sous forme de livres…

CDH lutte contre la déforestation, un recto-verso sur la « Priorité à l’enseignement » : rien sur le supérieur…

MR on attend les mots bleus de Me Bertiaux qui est une chantre sulfureuse !

 

3) Priorités CSC-E

L’enseignement supérieur est un bien public qui doit recevoir un financement public de la part des pouvoirs publics

Le paysage de l’enseignement supérieur

-          L’ES a une valeur ajoutée : enseignement de proximité à taille humaine

-          Pour qu’il y ait une logique de collaboration locale, un travail d’inventivité est nécessaire (une voie parmi d’autres : la structure germanophone)

-          Il mérite un pilotage politique fort pour assurer une cohérence dans l’offre de formation

-          Il nécessite le respect de tous les acteurs dans une perspective partenariale


Les balises

-          Modèle d’ES pour demain

-          Conditions d’accès

-          Offre et régulation de l’offre en lien avec l’évolution de la société

-          Ancrage économique et social

-          Conditions de travail, statuts  à adapter vers le haut

-          Harmonisation des règles partenariales de fonctionnement académique

-          Evaluer les effets des réformes

 

Gageons que ces conclusions prospèrent dans l’esprit de nos politiciens…

 

Notes au vol de M. Damay

 

Réforme de la formation des instits

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Eléments de réflexion en vue d’une réforme

de la formation des instituteurs et des régents

en Communauté française de Belgique

 

 

1.      Pourquoi reposer aujourd’hui la question de la formation des enseignants ?

 

Plusieurs raisons invitent aujourd’hui à se reposer la question de la formation des enseignants.

 

-          On assiste, depuis quelque temps, à une certaine pénurie d’enseignants. Celle-ci provient notamment

-          d’un pourcentage important de départs durant les cinq premières années d’exercice de la profession (plus de 40 %[1]) ;

-          de départs nombreux dès 55 ans (DPPR).

 

-          La société ne cesse d’adresser aux enseignants des demandes croissantes : citoyenneté, interculturalité, violence, médias, nouvelles technologies, premiers soins, décrochage, dépistage des difficultés d’apprentissage, remédiation, intégration de publics hétérogènes…

 

-          Un certain nombre d’enseignants et d’étudiants des départements pédagogiques expriment le sentiment

o        que le programme de formation entraîne une surcharge de tâches qui ne laissent pas suffisamment de place au développement personnel de l’étudiant;

o        qu’ils ne disposent pas de suffisamment de temps pour mener à bien des apprentissages importants pour l’exercice de la fonction enseignante.

 

-          La logique d’harmonisation européenne va dans le sens d’une formation initiale des maitres en cinq ans.

 

 

2.      Le projet : une formation en cinq ans : un baccalauréat suivi d’un master

2.1.   Orientations générales de cette formation en cinq ans

 

Mise en place d’un curriculum

·         maintenant la spécificité d’une formation en Haute Ecole ;

·         dont les profils de formation (contenus et modalités d’apprentissage) sont construits en référence aux compétences professionnelles requises selon les niveaux et milieux d’enseignement auxquels le diplôme donne accès ;

·         garantissant le développement de compétences à la fois personnelles scientifiques et professionnelles/pratiques;

·         qui initie une démarche d’apprentissage tout au long de la vie et assure un accompagnement des enseignants débutants.

 

 

2.2.    Le baccalauréat

 

2.2.1.      L’idée est de conserver, sous la forme d’un baccalauréat professionnalisant, l’essentiel de la formation actuelle . Particulièrement, l’articulation systématique de la théorie et de la pratique au sein de tous les axes de la formation  et dès le début de celle-ci

 

2.2.2.      Il faudrait pourtant apporter plusieurs aménagements importants :

-          tout en lui conservant un accent professionnalisant spécifique au niveau d’enseignement auquel il forme, un premier quadrimestre de la première année consacré à des apprentissages de base, l’apprentissage du travail personnel, une formation au développement personnel ;

-          allègement de certaines parties de la formation actuelle, qui seront approfondies dans le cadre du master[2] ;

-          de façon générale, une meilleure adéquation du contenu de la formation aux référentiels de compétences ;

 

2.2.3.      Il faudra également

-          tenir compte des éléments d’informations recueillies à l’issue des évaluations externes (qui commencent cette année pour la formation des enseignants du préscolaire) ;

-          réécrire les grilles horaires actuelles en termes de compétences ;

-          améliorer la connaissance que les étudiants de la fin de l’enseignement secondaire ont de la profession

 

Au terme de la 3e année, le bachelier recevrait un diplôme de bachelier (par exemple) « enseignant stagiaire », qui lui donnerait l’accès

-          au 2e cycle de la formation pédagogique ;

-          à un emploi comme « enseignant stagiaire » rémunéré (au barème actuel de l’instituteur et du régent).

 

 

2.3.   Le master[3]

 

Ce projet trouve, entre autres, son origine dans la volonté de donner une consistance à l’article 28 du décret du 12.12.2000 (resté lettre morte), qui prévoyait qu’ « un encadrement spécifique du début de carrière des nouveaux diplômés (serait) organisé à partir du 1er septembre 2004, suivant des modalités qui ser(aie)nt fixées par le Gouvernement ».

 

 

2.3.1.      1re année

 

-          L’étudiant qui s’inscrit en 1re année de master devrait être engagé en tant qu’« enseignant stagiaire »  dans certaines formes de pratique professionnelle à définir dans un « cahier des charges » élaborés en concertation par les départements pédagogiques et les écoles et correspondant à 30 crédits, qui lui permettent d’entrer en contact avec la diversité des tâches et des milieux de l’enseignement.  Durant ces pratiques d’enseignement, il est accompagné par une équipe de « maitres de formation pratique » en relation contractuelle avec un département pédagogique.

 

-          Pour les 30 crédits restants, il poursuit sa formation d’enseignant, On pourrait envisager quatre axes de formation

-          Axe des compétences transversales (par exemple, la pratique de l’évaluation, la régulation des apprentissages, la gestion de la classe, la participation citoyenne des élèves, la gestion de conflits, les relations avec les parents…)

-          Axe des compétences dans des domaines spécifiques (propres au public des élèves à qui il enseigne, par ex. l’enseignement qualifiant) avec un accent important sur la réflexion sur ses pratiques

-          Axe recherche-action (en vue du mémoire)

-          Axe optionnel (« orientations ») : utilisation des TIC dans les apprentissages (gestion d’un cybercentre), difficultés d’apprentissage (dys-…), activités artistiques…

 

2.3.2.      2e année

 

-          Poursuite du programme de la première année

-          Présentation d’un mémoire de didactique

 

2.3.3.       Aboutissement et remarques organisationnelles

 

1.      A l’issue de cette formation il obtient, selon le cas, le diplôme de master « instituteur » ou « agrégé de l’enseignement secondaire » (inférieur), qui lui donne accès au barème 501 (master)[4]

2.      Ce second cycle peut faire l’objet d’un étalement.

3.      L’enseignant stagiaire doit cependant obtenir ce diplôme dans un délai de 10 années à partir de sa première inscription. Au-delà de cette période l’« enseignant stagiaire » ne pourrait plus poursuivre de fonction enseignante.

4.      Le master est accessible aux enseignants diplômés.

 

 

3.      Quelques précautions

 

3.1.   Ce projet exige que les départements pédagogiques jouissent de la liberté et de l’autonomie nécessaires.

3.2.   Un tel projet nécessitera de la part des formateurs d’enseignants (y compris les « maîtres de formation pratique » accompagnant les « enseignants stagiaires »)      

3.2.1.      une préparation/formation approfondie ;

3.2.2.      une expérience régulière du terrain auquel ils forment les étudiants.

Cela suppose une inévitable période de transition.

De ce point de vue, il serait intéressant de les inviter à organiser chaque année une épreuve d’évaluation commune

-         élaborée par une équipe d’enseignants (en réseau ou mieux interréseaux) des départements pédagogiques et des représentants des niveaux d’enseignement concernés,

-         corrigée par les enseignants de chacun des départements pédagogiques,

-         de caractère strictement indicatif.

L’organisation de cette épreuve  pourrait se révéler très utile à la mise au point et à l’opérationnalisation du  programme de  formation pour plusieurs raisons.

-          Elle  impliquerait une explicitation, dans  la demande sociale faite à l’école obligatoire, des performances qui peuvent  pertinemment  être attendues  pour de nouveaux diplômés et soutiendrait  ainsi l’élaboration des référentiels de compétences ;

-          Elle témoignerait d’un engagement collectif dans la recherche de résultats précis et consensuels au terme de la formation ;

-          Elle serait de nature à orienter et dynamiser la recherche-action et  l’échange de pratiques de formation et d’évaluation entre les différents acteurs (enseignants –étudiants – MFP – maitres de stage – formation continue –  PMS – CEFA…).

 

3.3.   Des collaborations pourraient utilement être établies avec les instituts ou services de didactique des universités.

3.4.   Cette réforme ne peut en aucun cas être uniquement celle du ministre de l’enseignement supérieur ; elle exige une large concertation avec les enseignants des départements pédagogiques, l’enseignement obligatoire, les parents…

 

 

 

Conclusion 

 

On peut raisonnablement espérer qu’une telle formation puisse répondre à quelques-uns de problèmes évoqués en commençant et aboutisse à

-          attirer davantage de jeunes vers l’enseignement

-          à mieux les former à ce métier (en articulant étroitement formation initiale et formation continuée)

-          à les retenir

-          en les accompagnant au début de leur vie professionnelle ;

-          en confiant à certains enseignants plus âgés des tâches d’accompagnement qui puissent donner un nouveau souffle à leur vie professionnelle…

 

 

Dominique Ernst, Jean-Benoît Cuvellier, Michel Tordoir, Albert Leroy

 

 


[1] Cf. Vanden Berghe (UCL) : 41% des enseignants ont abandonné la profession dans les cinq premières années d’enseignement  (« Par contre, on assiste on assiste au retour de certains enseignants à un certain âge. »)

[2] Par exemple la liaison avec des stages de longue durée, la pratique de l’évaluation, la régulation des apprentissages, la gestion de la classe, la participation citoyenne des élèves, certains modules comme décrochage scolaire, politique de l’éducation, sociologie…), la réponse à des besoins spécifiques (multimédia, TIC, artistiques, sécurité…) en fonction du milieu professionnel. Dans cette optique, le TFE deviendrait un « travail de fin de cycle ».

[3] Comme tous les masters de type long, ce master est dit professionnalisant (cf. art. 16 du Décret du 31 avril 2004)

[4] « Parmi les dispositions spĂ©cifiques de l’accord sectoriel 2009-2010, il Ă©tait question de valoriser au barème 501, avec effet au 1er janvier 2009, les instituteurs ou rĂ©gents ayant obtenu un master (second cycle) en lien avec leur fonction dans l’enseignement fondamental ou secondaire infĂ©rieur. » (Ch. Malisoux, dans CSC-Educ – FĂ©vrier 2009 n° 26)

CECAFOC Religion 19 janvier 09

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JOURNEE CECAFOC RELIGION – 19 janvier 09 – Louvain-La-Neuve

 

Cinéma et cours de religion

 

Accueil général et intro au montage vidéo

(voir I-Campus ; Cecafoc 2009)

 

Cinéma et Religion : un couple infernal ?

Intervention d’Arnaud Join-Lambert

Dans la première partie de son exposé il propose trois grandes catégories de films :

- les films religieux

- les films sur des sujets religieux

- les films « spirituels »

Ensuite deux réflexions théologiques

- l’explicite et l’implicite

- démarche artisitique et co-création

Enfin, dans la troisième partie, il présente le film comme miroir et moteur de la culture

- une nouvelle religiositĂ© Ă  laquelle le cinĂ©ma conribue (7 caractĂ©risitiques : …, nouvel Ă©panouissement, quĂŞte de sens, règne de l’autenthenticitĂ©, nomadisme spirituel, …, rĂ©enchantement du monde)

- un nouveau vivre-ensemble

- une ritualité cinématographique

Emergence d’une socialisation en rĂ©seau ; langage utilisant des symboles

En conclusion

Intégrer le message dans cette culture de nouveaux médias

Un bon film : moment de grâce qui restaure la spiritualitĂ© en l’homme… (voir Michèle Debidour, Le cinĂ©ma, invitation Ă  la spiritualitĂ©)

 

Le fond et la forme : Jésus au cinéma

Intervention de Serge Goriely 

- Cadre gĂ©nĂ©ral de la reprĂ©sentation de JĂ©sus Ă  l’Ă©cran

- Extraits de films

Un film sur JĂ©sus : film oĂą JĂ©sus est le personnage principal, film historique. JĂ©sus est un personnage historique qui a Ă©tĂ© le plus portĂ© Ă  l’Ă©cran (150 Ă  600)

Il existe une quantitĂ© de films qui mettent JĂ©sus en scène (bientĂ´t – l’Ă©vangile du verseau -). Des hĂ©ros sont aussi des personnages prĂ©sentĂ©s comme christiques.

JĂ©sus, personnage historique mais aussi messie, fils de Dieu… Ne pas tomber dans un christocentrisme : JĂ©sus, vrai homme et vrai Dieu ; le message est premier, l’emporte sur JĂ©sus…

Comment passer JĂ©sus Ă  l’Ă©cran ? Petit tour dans la thĂ©orie de la communication… Traduction : passage d’un style d’Ă©criture Ă  un autre ; la nouvelle structure renvoit toujours Ă  l’originale. Pour le spectateur, c’est une relecture (pour le lecteur de la Bible, c’est aussi une releture)… LĂ©gitimation de la prĂ©sentation cinĂ©matographique.

Adaptation cinĂ©matographique : spĂ©cificitĂ© de la forme cinĂ©matographique (quand couper ?), du langage (…les Ă©vangiles ne sont pas suffisants Ă  l’invention filmique de JĂ©sus), de la mise en scène (dĂ©cors, musique, son…)

Attitudes du spectateur : comment le film est-il reçu ?

 

Jésus de Nazareth (Zefirelli) : les marchands du temple

Jésus (Moati) : les marchands du temple

JĂ©sus de Mel Gibbson : l’arrestation

L’Ă©vangile selon St Matthieu (Pasolini) : l’Ă©piphanie

 

Contempler, approfondir notre connaissance sur Jésus.

Il y a aussi l’implication du dĂ©sir de rencontre.

 

Le cinéma au cours de religion : où, quand, comment, pour quoi?

intervention de Henri Derroitte

La 10ème compĂ©tence disciplinaire du programme : explorer ou dĂ©crypter diffĂ©rentes formes d’expression littĂ©raire et artistique

Introduction sur quelques difficultés pédagogiques

1 Quoi : réflexions sur le support et sur son analyse

Après quelques rĂ©flexions sur la publicitĂ©, les sĂ©ries tĂ©lĂ© et le documentaire, c’est l’oeuvre cinĂ©matographique en tant que tel qui est envisagĂ©e. Il existe des grilles pour analyser un film. Le film, c’est un ensemble cohĂ©rent, intentionnel, symbolique et sĂ©miotique de haut niveau.

2 Quand et comment ? Travailler sur le moment : en ouverture de sĂ©quence (situation-problème, manière de traiter de manière complexe une situation existentielle), en phase d’Ă©largissement Ă  d’autres dimensions, au moment de produire une synthèse porteuse de sens et de la communiquer. Il y a place pour l’invention Ă  diffĂ©rents moments.

3. Pour Quoi ? Travail sur les objectifs

Cinéma et compétences

- lire et analyser les textes bibliques : reconstituer les grandes étapes de la formation des Evangiles ; lecture de la lettre aux galates

- expliciter le sens des symboles et des rites : Fight Club (?)

Cinéma et thématiques

- 4 figures de Jeanne d’Arc

CinĂ©ma et compĂ©tences terminales rendre compte d’un parcours sur la destinĂ©e humaine : 2001 OdyssĂ©e de l’espace ; produire un film

Cinéma et compétences transversales : schéma actantiel ; relations interpersonnelles

4. Plus encore : le cinéma et la narrativité, le travail de Guy Marchessault

Place du tĂ©moignage, de l’expression, du rĂ©cit de vie, du film comme support pour provoquer un choc profond chez les autres. Trois formes :

- la proclamation

- la manifestation

- le prophétisme

5. Conclusions : décrire, interpreter, juger

 

 

Séminaire EFODL

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Jeudi 02 octobre – Charleroi – SĂ©minaire EFODL

Journée sur le e-learning, plus particulièrement le blended learning

Après l’accueil, nous avons eu droit Ă  une sĂ©ance pleinière avec trois orateurs, Daniel Peraya, Donald Clarks et Wilfried Rubens.
Impressionnant cet Ă©cossais Donald Clarks qui tabularase nos racines pĂ©dagogiques Ă  certains grands (?) noms de la pĂ©da… Aujourd’hui, les nouveaux pĂ©dagogues s’appellent Blogs, Facebook, YouTube, Google, Wikipedia… Serons-nous bientĂ´t des GooglapĂ©dagogues ?

Des documents seront placés en ligne sur le site du séminaire : http://www.efodlseminars.eu

Atelier du matin
PrĂ©sentation d’un contexte de l’apprentissage du FLE en Inde
Tool : apprentissage des langues en Europe (www.kgd.be)
Les espaces virtuels de travail : une stratégie de diffusion et de communication

Ces trois présentations concernent des dispositifs et la manière dont ils ont été mis en place. Les différents qui les composent sont aussi évoqués.

Midi, enfin il est treize heures quinze, vu que le prix de la journĂ©e Ă©tait de 150 euros (remboursĂ© par la HE, rassurez-vous), nous avons eu droit Ă  deux rondelles de sandwisch nappĂ©es de filet amĂ©ricain. Il y avait aussi de l’eau pĂ©tillante et du vin, gloups! Le cafĂ© sera servi Ă  15h30… 14h00, time les ateliers recommencent…

Atelier de l’après-midi
Solution globale pour la documentation, la formation et l’aide en ligne de vos applications (EPSS Electronic Performance Support System) : http://www.fern.be
Adéquation entre besoin professionnels et FAD
Synergy of open-source software solutions (Vision) http://www.vision.be (Gent)

PrĂ©sentation plutĂ´t commerciale que pĂ©dagogique… Ces opĂ©rateurs utilisent divers portails et plate-formes (Claroline, Moodle, et Joomla – portail cher Ă  mon Parrain-).

Les conclusions de la journĂ©e insistent sur l’apport que reprĂ©sentent le web 2 dans la formation ; les idĂ©es sont riches… Reste Ă  faire son marchĂ© et mettre tout cela en pratique !

Bonjour tout le monde !

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Bienvenue sur le blog de M. Damay, enseignant Ă  la HE Charleroi-Europe. Vous trouverez sur ce blog des Ă©chos de quelques activitĂ©s et projets de l’annĂ©e acadĂ©mique 2008-2009. Ce blog ne se lit pas encore comme un roman car le temps manque pour y dĂ©crire mot Ă  mot notre vie d’enseignant…

… Comme dit St Jean : »JĂ©sus a fait encore bien d’autres choses : si on les Ă©crivait une Ă  une le monde entier ne pourrait, je pense, contenir les livres qu’on Ă©crirait. » (Jn 21, 25)

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