Miguel Delibes, un insigne escritor español, nacido en Valladolid, ha muerto el pasado 12 de marzo, a los 89 años de edad. Entre sus novelas más conocidas, encontramos La sombra del ciprĂ©s es alargada, El camino, Cinco horas con Mario, Los Santos Inocentes, Mi idolatrado hijo SisĂ, El Hereje. Pero hay una quizá menos conocida que me gustarĂa recordar; es La Mortaja. En ella, se narran las vicisitudes de un niño Montrer ▼
por conseguir vestir a su padre que ha muerto desnudo. Quiere amortajarlo. Pedirá ayuda a los que se decĂan ser los mejores amigos de su padre; Ă©ste pesa muchĂsimo y Ă©l solo no puede; no es más que un niño. Todos esos amigos le darán una excusa y no le ayudarán o retrasarán esa ayuda. El niño no se dará por vencido e irá a solicitarla a un pobre picapedrero de las afueras del pueblo que finalmente le ayudará a cambio de que le regale cosas que pertenecĂan a su padre: un reloj, un traje,… El niño le dará todo lo que le pida y, al amanecer, dormirá tranquilo porque habrá logrado su objetivo: que su padre pueda ser enterrado dignamente.
Desde la muerte de su padre, Miguel Delibes estuvo obsesionado con la muerte, tema que claramente aparece en esta novelita, y con la que Ă©l se ha encontrado finalmente. En vida, le dieron muchos Premios en reconocimiento de su labor como escritor. A esa lista habrĂa que añadir el Premio Nobel de Literatura.
Miguel Delibes, un Ă©crivain espagnol, nĂ© Ă Valladolid, est mort ce 12 Mars, Ă l’âge de 89 ans. Parmi ses romans les plus cĂ©lèbres, nous y trouvons L’ombre du cyprès est allongĂ©e, Le chemin, Cinq heures avec Mario, Les Saints Innocents, Mon idolâtrĂ© fils SisĂ, L’HĂ©rĂ©tique. Mais il y en a un qui peut-ĂŞtre est moins connu et que je voudrais faire revivre un instant; il s’agit de Le Linceul. Sur ses pages, on raconte les vicissitudes d’un enfant Montrer ▼
qui veut à tout prix habiller son père qui, nu, vient de mourir. Il veut l’ensevelir. Il demandera de l’aide à ceux qui se disaient être les meilleurs amis de son père; celui-ci est très lourd et lui, tout seul, ne peut pas le faire; il n’est qu’un enfant. Tous ses amis s’excuseront et ne l’aideront pas ou retarderont l’aide. L’enfant ne fléchira pas et se tournera vers un pauvre tailleur de pierre qui finalement l’aidera à condition de recevoir des objets appartenant à son père: sa montre, son costume,… L’enfant lui donnera tout ce qu’il lui demandera et, à l’aube, il s’endormira paisiblement car il aura atteint son objectif: que son père puisse être enterré d’une façon digne.
Depuis la mort de son père, Miguel Delibes fut obsédé par la mort, question qui apparaît nettement dans ce petit roman, et qu’il a finalement rencontrée. De son vivant, on lui avait octroyé bien des Prix en reconnaissance de son travail comme écrivain. Il faudrait ajouter sur cette liste le Prix Nobel de Littérature.