22 novembre 2009
Civilisation
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 Jeanette : quand j’étais petite, je devais me coucher juste après le Sandmännchen, à sept heures et je me souviens que je mettais la main devant les yeux parce que j’avais peur qu’il me jette du sable dans les yeux.
Sebastian : moi, mon truc, c’était de fermer les yeux…Mais malheureusement, ça marchait son sable…
Eva : Oui, le sable, c’était magique. Dès qu’il l’avait jeté, on se sentait fatigués et on tombait dans son lit.
Mais qui est donc ce « Sandmännchen » dont certains adultes se souviennent encore avec Ă©motion ?
C’est  un personnage d’animation qui a fait sa première apparition Ă la tĂ©lĂ©vision allemande (de l’est) le 22 Novembre 1959. Il a donc aujourd’hui très exactement 50 ans ! Et beaucoup d’Allemands lui disent aujourd’hui :
 
A l’Ă©poque une prĂ©sentatrice avait annoncĂ© ainsi la venue du marchand de sable : « Um 18.55 Uhr kommt unser Sandmännchen und wird den kleinen Zuschauern Gute Nacht sagen. » ( Ă 18h55 arrive notre marchand de sable pour dire bonne nuit Ă nos petits tĂ©lĂ©spectateurs).

Depuis 50 ans, le marchand de sable (mi-vieux, mi-lutin joufflu à la barbe blanche en pointe affublé d´un bonnet rouge pointu) raconte une histoire puis disperse son sable magique qui doit aider les enfants à fermer les yeux pour s’endormir et faire de beaux rêves. Ses compagnons s’appellent Pittiplatsch (un lutin) Schnatterinchen (un canard) et Moppi (un chien).
Durant 30 ans, il y eut 2 marchands de sable ! Pendant la sĂ©paration de l’Allemagne, il y avait en effet le Sandmännchen de l’Est et celui de l’Ouest. Les deux Allemagnes sĂ©parĂ©es avait chacune le leur, mais les deux concurrents se ressemblaient en de nombreux points et leurs missions Ă©taient identiques (envoyer les enfants au lit).

AÂ gauche le « Wessi » (de l’ouest) – AÂ droite le « Ossi » (de l’est)
Fait surprenant, celui de l’est fut certainement de tous les habitants de l’ex-RDA, celui qui eut la plus grande libertĂ© de voyager : il est allĂ© en Inde, en Afrique, au PĂ´le Nord…et bien sĂ»r dans tous les pays appartenant Ă l’ancien bloc communiste).
Il s’est toujours dĂ©placĂ© par tous les moyens de locomotion possibles : bateau, avion, tapis volant, montgolfière, dirigeable … 200 vĂ©hicules diffĂ©rents ont Ă©tĂ© recensĂ©s ! Il a mĂŞme fait un voyage en fusĂ©e! En effet, en 1978,  il a dĂ©collĂ© du sol socialiste grâce Ă Soyouz 31. Le cosmonaute est allemand Sigmund Jähn, avait embarquĂ© Ă bord une poupĂ©e de 100 grammes lors d’une mission soviĂ©tico-allemande et le Sandmännchen est ainsi devenu le seul nain allemand Ă ĂŞtre allĂ© dans l’espace !!
 




Un autre fait Ă©tonnant est que c’est celui de l’Ouest qui a disparu avec la rĂ©unification. Son collègue de l’Est est maintenant devenu culte.
On pourrait croire que le Sandmännchen est un personnage anodin destinés seulement aux enfants. Cela n’a pourtant  pas toujours été le cas.
Beaucoup d’enfants de RDA suivaient aussi rĂ©gulièrement les aventures du Sandmännchen ouest-allemand sur les ondes d´une tĂ©lĂ©vision « capitaliste », interdite d´émission en Ex-RDA. A  l´école maternelle, on demandait souvent aux enfants de raconter la dernière histoire de Sandmännchen  pour entrevoir les convictions politiques des parents. On pouvait aussi leur demander de le dessiner, et s’il ressemblait un peu trop au Sandmännchen de l’ouest les parents couraient le risque d’avoir des problèmes avec la Stasi (Police de la sĂ©curitĂ© de l’Etat) car cela signifiait que l’on regardait le « mauvais »Sandmännchen de RFA Ă la maison !
Sandmännchen dessiné sur un mur dans une école de l’ex-RDA (1986)
Après la réunification, le besogneux petit lutin a même fait du cinéma : rappelez vous la scène du film « Good Bye Lenin ! » , dans laquelle sont évoquées les fiançailles du Sandmännchen avec la mascotte des Russes  Mascha à bord de la fusée Soyouz !
En cinquante ans, le Sandmännchen n’a pas pris beaucoup de congĂ©s. MĂŞme le soir du 9 Novembre 1989, il a rendu visite aux enfants pour les envoyer au lit. Â
Après une première apparition dans le long mĂ©trage « Good Bye Lenin », le Sandmännchen va ĂŞtre en 2010 la vedette de son propre film, il fallait au moins cela pour fĂŞter ce succès inĂ©galĂ©. En comparaison, la carrière de notre marchand de sable français qui apparaissait dans l’émission « Bonne nuit les petits » a durĂ© 11 ans de 1962 Ă 1973. Il est rĂ©apparu brièvement en 1976 et a tentĂ© un dernier come back entre avril 95 et janvier 97 !
Depuis 1991, le  Sandmännchen rend visite aux enfants sur la chaîne MDR (Mitteldeutscher Rundfunk) tous les jours à 18h50.
Je souhaite donc un joyeux anniversaire à ce petit bonhomme et qu’il accompagne encore longtemps les petits enfants au pays des songes.
Bonne nuit les petits et faites de beaux rêves !
Un grand merci Ă mon amie et collègue Gudrun Grässer Crocoll de m’avoir donnĂ© l’idĂ©e d’Ă©crire cet article en m’offrant les timbres « anniversaire » que j’ai « collĂ© » en haut de cette page.
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Site officiel : http://www.sandmaennchen.de/seit_1959/index.html
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9 novembre 2009
Histoire
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La date du 9 novembre a dans l’histoire allemande
une résonance importante :
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-     9 novembre 1918 : Proclamation de la République de Weimar
-     9 novembre 1923 : Putsch de la Brasserie de Munich qui fut une tentative de prise du pouvoir par la force menée par Adolf Hitler
-     9 novembre 1938 : Nuit de Cristal (Kristallnacht en allemand), durant laquelle s’est dĂ©chaĂ®nĂ©e une vague de violence contre les Juifs en Allemagne et en Autriche. Cette appellation mĂ©taphorique Ă©voquant les innombrables dĂ©bris de verres issus des vitrines brisĂ©es ne rend pas justement compte du degrĂ© de violence et de destruction, et du nombre de meurtres perpĂ©trĂ©s.
-Â Â Â Â Â 9 novembre 1989Â :Â Chute du mur de Berlin

 Le mur de Berlin a été construit le 13 août 1961; il ceinturait la ville de fils de fer barbelés puis par un mur en béton de 155 km : frontière entre Berlin-Ouest (RFA) et Berlin-Est (RDA).
 Pourquoi le mur de Berlin a-t-il été construit?
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne se retrouve dĂ©coupĂ©e en quatre zones d’occupation : une zone soviĂ©tique, une zone britannique, une zone amĂ©ricaine et une zone française conformĂ©ment Ă l’accord conclu entre les AlliĂ©s vainqueurs en fĂ©vrier 1945 Ă Yalta.
Berlin se retrouve Ă©galement divisĂ©e en quatre secteurs, mais l’ArmĂ©e soviĂ©tique laisse aux occidentaux l’ensemble de la zone Ouest de la capitale. Le secteur Est reprĂ©sente de son cĂ´tĂ© 409 km2, soit 45.6% de la superficie de la ville.
La capitale allemande devient très vite un enjeu majeur de la Guerre froide qui s’engage dès la fin des hostilitĂ©s le 8 mai 1945.

Le 24 juin 1948, Ă l’issue d’une longue dĂ©gradation des relations entre les quatre occupants de l’Allemagne, l’Union soviĂ©tique bloque les voies d’accès terrestre Ă Berlin-Ouest. Commence alors le « blocus de Berlin », qui dure jusqu’au 12 mai 1949. C’est l’une des toutes premières crises d’une nouvelle pĂ©riode qui s’ouvre dans les relations internationales : la guerre froide. Berlin est alors au cĹ“ur de l’affrontement entre les États-Unis et l’Union SoviĂ©tique de Staline. Pour empĂŞcher la ville de tomber dans l’escarcelle soviĂ©tique, les États-Unis et leurs alliĂ©s mettent en place un gigantesque pont aĂ©rien qui leur permet de rĂ©sister et de continuer Ă vivre. Pendant onze mois le ravitaillement de la ville a Ă©tĂ© assurĂ© grâce Ă ce qu’on a appelĂ© les « Rosinenbomber », des avions qui atterrissaient chaque minute sur l’aĂ©roport berlinois de Tempelhof. Avec le blocus, Berlin-Ouest devient un symbole de libertĂ© pour l’Occident. Les Berlinois ne sont plus dĂ©sormais perçus comme des nazis, mais comme des victimes de la menace soviĂ©tique.Â

Cette agression accĂ©lère la reconstitution d’un gouvernement autonome dans l’Allemagne de l’Ouest. En Mai 1949, le territoire des trois zones d’occupations de l’Ouest devient la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale allemande (RFA). Berlin-Ouest Ă©tant un Ă®lot isolĂ©, un petit morceau de la RFA au beau milieu du territoire est-allemand, la nouvelle capitale est placĂ©e dans une petite ville thermale dans le Land de RhĂ©nanie du Nord-Westphalie: Bonn .
Staline pousse alors à la création d’un régime communiste : la République Démocratique Allemande (RDA) dirigé par Walter Ulbricht, chef du parti communiste allemand. Berlin-Est est sa capitale. Le pays est officiellement divisé en 2 états qui deviennent le symbole vivant de la guerre froide.
Si les SoviĂ©tiques dĂ©cident de construire un mur en plein coeur de Berlin, c’est principalement afin de stopper le flot d’Ă©migration croissant vers la RFA que subit la RDA depuis sa crĂ©ation en 1949.
Fuir l’Est pour aller s’installer Ă l’Ouest est Ă l’Ă©poque une marque de rejet du rĂ©gime communiste qui sĂ©vit Ă l’Est. Les Allemands appellent cet exode de la RDA communiste vers la RFA capitaliste « voter avec ses pieds ».
En effet, de 1949 Ă 1961 entre 2,6 et 3,6 millions d’Allemands vont fuir la RDA pour aller Ă l’Ouest, marquant leur manque d’adhĂ©sion au Parti communiste. Or, la majeure partie de ces migrants va passer par Berlin, puisqu’au sein de la ville les contrĂ´les Ă la frontière sont beaucoup moins efficaces que dans le reste du pays .
Ainsi, jusqu’en aoĂ»t 1961, il suffit de prendre le mĂ©tro ou le chemin de fer berlinois pour passer d’Est en Ouest, ce que font quotidiennement des Berlinois pour aller travailler. De plus, Berlin reprĂ©sente Ă l’Ă©poque une porte d’entrĂ©e vers l’Ouest facile d’accès pour les Tchèques ou les Polonais.
Les dirigeants de l’ Allemagne de l’Est dĂ©cident donc de stopper cette « hĂ©morragie »dĂ©mographique qui ruine le pays.
Une rencontre entre Ulbricht et Krouchtchev (secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du parti communiste soviĂ©tique) aboutit le 5 aoĂ»t 1961 Ă la dĂ©cision secrète « d’assurer autour de Berlin-Ouest une surveillance fiable et un contrĂ´le efficace ». Dans la nuit du 12 au 13 aoĂ»t 1961, 14500 soldats bloquent rues, voies ferrĂ©es, mĂ©tros et se massent aux postes frontières (les Check-point, comme Check Point Charlie). 85 soldats et 216 civils passent immĂ©diatement Ă l’Ouest. A la fin de la journĂ©e, Berlin-Ouest est physiquement isolĂ©e du reste du monde.
 
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Le chancelier Ouest-Allemand Adenauer appelle au calme. La guerre froide bat son plein, et si la dĂ©tente est de rigueur depuis 1956, il s’agit plus d’une « coexistence pacifique »: chacun garde son bloc, pas d’intervention extĂ©rieure au sein des blocs. MalgrĂ© tout, Adenauer craint les chars soviĂ©tiques.  Le bourgmestre de Berlin, Willy Brandt, ne dĂ©colère pas, et 300 000 Berlinois le suivent dans une immense manifestation impuissante. Le PrĂ©sident des Etats Unis, J.F. Kennedy qualifie la construction du mur de « solution peu Ă©lĂ©gante, mais mille fois prĂ©fĂ©rable Ă la guerre » et le premier ministre anglais MacMillan n’y voit « rien d’illĂ©gal ».
En visite Ă Berlin-Ouest en juin 1963, Kennedy se rattrapera aux yeux des Berlinois en s’Ă©criant « Ich bin ein Berliner » .
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Un Mur sous haute surveillance
 
Le rĂ©gime Est allemand peaufinera au cours des annĂ©es l’amĂ©lioration de la surveillance du Mur. Si en 1961 et 1962, les fortifications ne reprĂ©sentent que 12 km de mur, en 1970, elles atteignent 155 km. Dès 1972, le mur est considĂ©rĂ© comme infranchissable. Le nombre de miradors augmente, un second mur est Ă©difiĂ©, renforcĂ© par des pièges et surveillĂ© par des rondes incessantes de Vopos et les points de passage entre l’Est et l’Ouest sont limitĂ©s Ă deux, Checkpoint Charlie et celui Ă proximitĂ© de la gare de Friedrichstrasse. Les tentatives d’Ă©vasion ont donc Ă©tĂ© nombreuses. On estime Ă 5 043 le nombre de personnes Ă avoir rĂ©ussi Ă franchir le Mur mais le nombre total de personnes tuĂ©es en tentant de franchir le Rideau de Fer ou le mur de Berlin reste flou. Selon la justice berlinoise, 270 personnes sont mortes sous les tirs ou Ă cause de l’explosion de mines frontalières jusqu’en 1989. Une autre Ă©tude, rĂ©alisĂ©e par le gouvernement allemand Ă©value leur nombre Ă 421. D’autres estimations vont jusqu’Ă 1000 victimes.
Tunnels, voitures, bateaux, câbles mĂ©talliques, dĂ©guisements, les moyens pour passer le mur furent parfois des plus surprenants. L’Ă©vasion collective la plus spectaculaire reste quand mĂŞme celle des 57 personnes qui s’Ă©chappèrent par un tunnel creusĂ© sous les fortifications de la frontière.
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Comment a-t-il Ă©tĂ© dĂ©truit?Â
Le dĂ©mantèlement du Rideau de Fer entre le bloc occidental et le bloc communiste commence vĂ©ritablement en Hongrie au Printemps 1989. La Hongrie prend en effet une dĂ©cision lourde de consĂ©quences en dĂ©cidant l’ouverture de sa frontière avec l’Autriche. En septembre les barbelĂ©s sont enlevĂ©s.Â
L’URSS ne s’y oppose pas. Dès l’été 1989 des dizaines de milliers d’Est-allemands en vacances en Hongrie commencent à fuir vers l’Autriche.
Fin septembre, dans plusieurs villes, le peuple manifeste (ce qu’il n’avait pas osé faire depuis 1953 !) aux cris de « Nous voulons partir » (déjà 100 000 d’entre eux ont fui vers la RFA depuis le début du mois). D’immenses manifestations populaires suivent à Berlin-est, à Dresde et à Leipzig en octobre 1989. Un certain nombre d’hommes politiques conscients de la nécessité de changement organisent, avec l’accord de Moscou, la destitution du chef du SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands, parti unique en RDA), Erich Honecker le 18 octobre 1989.
Mais les remplaçants sont dĂ©passĂ©s face Ă la pression de la rue qui s’enfle : un million de personnes dĂ©filent dans le pays le 4 novembre 1989 pour rĂ©clamer la rĂ©unification. Cette revendication est accueillie fraĂ®chement par les SoviĂ©tiques (Gorbatchev la juge mĂŞme inacceptable) et avec modĂ©ration par les Occidentaux (Anglais et Français sont hantĂ©s par la rĂ©surrection d’une puissante Allemagne unifiĂ©e au coeur de l’Europe).Â
Le gouvernement dĂ©missionne Ă son tour. La dĂ©composition interne de la RDA crĂ©e un vide car le pouvoir ne contrĂ´le plus rien. Devant la poussĂ©e populaire, le porte-parole du gouvernement, craignant une ruĂ©e massive des Berlinois sur le Mur, annonce trop tĂ´t Ă la tĂ©lĂ©vision dans la soirĂ©e du 9 novembre 1989 que le Mur est ouvert. Cela va provoquer un afflux gigantesque de populations vers les points de passage frontaliers, que vont relayer les mĂ©dias de Berlin-Ouest . Les habitants de Berlin-Est cassent les points de passage et dĂ©truisent le mur avec l’aide des Berlinois de l’Ouest.
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C’est la chute du symbole le plus criant de la guerre froide.
Les dernières victimes du Mur s’appelaient Chris Gueffroy, 20 ans, tué par les gardes frontière le 06/02/1989 et Winfried Freudenberg, 32 ans, mort à Berlin Ouest dans le crash de son ballon artisanal le 8/03/1989.
Moins d’un an après la Chute du Mur, le 3 octobre 1990, l’Allemagne est rĂ©unifiĂ©e. Tous les rĂ©gimes communistes d’Europe de l’Est vont progressivement s’effondrer. La guerre froide est terminĂ©e.
 Le mur de Berlin en chiffres
Longueur : 155 km
Longueur à la frontière entre Berlin-Est et Berlin-Ouest : 43 km
Longueur à la frontière entre Berlin-Ouest et la RDA : 112 km
Longueur de la ligne de contrôle : 124 km
Nombre de chiens de garde : 600
Nombre de miradors : 302
Nombre de bunkers : 22
Quantité de gardes positionnés à la frontière avec Berlin-Ouest : 14.000
5.043 personnes ont réussi à franchir le mur, dont 574 membres de l’Armée nationale du peuple de la RDA et de la Police du peuple.
Plus de 60.000 personnes ont été poursuivies en justice pour avoir préparé des fuites.
3.221 personnes ont été arrêtées aux abords du mur.
Il y a eu 35 tentatives de franchir le mur en y créant une brèche.
L’Ă©vasion la plus cĂ©lèbre est celle d’un jeune soldat de l’ArmĂ©e du peuple de RDA qui avait Ă©tĂ© chargĂ© de surveiller la frontière et qui finalement le 15 aoĂ»t, soit trois jour après le dĂ©but de la construction du mur, dĂ©serta et passa à l’ouest en sautant les fils barbelĂ©s.

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